L’Afer assume sa stratégie de gestion prudente
Après un exercice 2009 encourageant, l’Afer s’estime satisfaite du millésime 2010. L’association d’épargnants affiche un encours de 45,9 milliards d’euros (+5,5% par rapport à 2009), dont 39,6 milliards sur le fonds en euros. Un montant en partie atteint grâce à une collecte nette de 1,05 milliard, qui recule néanmoins de 5,8%. La collecte brute dépasse pour la première fois les 3 milliards (+6% par rapport à 2009). «Cet encaissement sur le fonds garanti [en euros] et les unités de compte [UC] est d’autant plus remarquable qu’il fait suite à une hausse de 30% l’an passé», souligne Gérard Bekerman, président de l’association.
Le nombre d’adhérents n’interrompt pas sa progression. Grâce à l’arrivée de 33.523 nouveaux membres, l’Afer affiche désormais 732.891 adhérents, soit 3% de plus qu’un an plus tôt. Le président a observé un rajeunissement notable de l’association: la moyenne d’âge des arrivants atteint 38 ans, faisant reculer celle de l’ensemble des épargnants à 54 ans.
Très attendu comme chaque année, le rendement du fonds garanti a en revanche poursuivi son recul en 2010: il atteint 3,52%, contre 4,12% en 2009 et 4,42% en 2008. «C’est un taux juste, ce n’est pas un taux promotionnel», s’est défendu Gérard Bekerman, qui peut notamment s’expliquer par une volonté de ne pas prendre de risques trop importants étant donné la taille du fonds. En outre, l’Afer n’a pas alimenté depuis plusieurs années sa provision pour participation aux excédents (PPE) qui permet pourtant, pendant les années de vaches maigres, de doper le rendement d’un fonds.
Deux nouveautés ont par ailleurs été lancées hier: un contrat dépendance, en projet depuis trois ans, et un contrat en UC consacré au développement durable (ID-Afer), annoncé l’année dernière. Ils seront tous deux gérés par le GIE Afer, grâce au partenariat établi depuis 1976 par Aviva France. Le contrat dépendance, qui couvre également les proches des personnes dépendantes, est ouvert de 40 à 77 ans et offre une graduation des prestations de 500 à 3.000 euros par mois. Le contrat ID-Afer est un fonds commun de placement investi, à titre indicatif, à 40% en actions et 60% en obligations en fonction des opportunités de marché.
Dans le dossier de la réforme de la fiscalité patrimoniale, Gérard Bekerman affirme que l’Afer n’acceptera «aucune remise en question du statut fiscal et social de l’assurance-vie».
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