La vente du réseau de HSBC France a du plomb dans l’aile
Le communiqué diffusé par HSBC vendredi 14 avril ne passera pas inaperçu. La banque britannique a annoncé que les hausses de taux observées depuis la conclusion du rachat du réseau de HSBC France par My Money Group, appartenant au fonds Cerberus «ont rendu la réalisation de l’opération par le groupe acquéreur moins certaine».
Cela ne veut pas dire que la vente du réseau a avorté, mais que toutes les conditions, notamment financières, dans lesquelles elle s’est effectuée doivent être revues. Au mieux, «si l’opération se réalise, il faut s’attendre à ce que la date de réalisation de l’opération soit retardée», concède HSBC.
Le retour du serpent de mer
En juin 2021, HSBC avait enfin trouvé preneur pour son réseau bancaire en France après avoir cherché à s’en séparer pendant plusieurs années, moyennant un apport d’environ 2 milliards d’euros de fonds propres du vendeur à l’acquéreur. Cerberus réclame maintenant une somme bien plus importante.
«Le traitement comptable à la juste valeur [de la hausse des taux d’intérêts] à la date de réalisation de l’opération augmentera significativement le montant de fonds propres requis de la part du groupe acquéreur élargi», indique le communiqué. «A moins que ce problème ne soit résolu, l’acquéreur ne sera pas en mesure d’obtenir l’autorisation réglementaire requise pour l’opération envisagée», commente HSBC. En clair : les capitaux apportés par le vendeur ne sont pas suffisants.
La banque ne communique pas la somme en jeu, mais elle est assez importante pour que les activités du réseau de HSBC France ne soient plus classées comptablement comme «détenues en vue de la vente». La banque a donc repris ses provisions précédemment comptabilisées en vue de l’opération.
HSBC assure qu’elle demeure «engagée à poursuivre l’opération», mais le temps presse car si elle n’a pas été réalisée au 31 mai 2024, l’accord-cadre entre vendeur et acquéreur sera «automatiquement résilié».
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