La vaste stratégie de restructuration menée par AIG finit par porter ses fruits
L’assureur américain a dégagé un résultat bien supérieur aux attentes au premier trimestre et vu son ratio combiné passer sous la barre des 100%
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Patrick Aussannaire
AIG retrouve son lustre d’avant crise. L’assureur américain, qui a reçu 182 milliards de dollars d’argent public en 2008 pour assurer sa survie, a dégagé un bénéfice net au premier trimestre certes en recul à 2,2 milliards de dollars après 3,05 milliards un an plus tôt, mais le résultat 2012 avait bénéficié des gains exceptionnels de cessions, dont celle d’AIA, d’un montant de 3 milliards de dollars. Le bénéfice d’exploitation par action est d’ailleurs ressorti à un niveau de 1,34 dollar nettement supérieur aux prévisions du consensus de 0,87 cents. Les revenus se sont érodés à 15,9 milliards de dollars, avec des primes qui sont néanmoins restées à peu près stables à 9,4 milliards.
Les activités d’assurance vie et de retraite ont dégagé un bénéfice d’exploitation en hausse de 7,7% à 1,4 milliard de dollars. Une performance que le groupe attribue à la robustesse des marchés actions qui a soutenu la hausse des rendements sur investissements, ainsi que la progression des actifs sous gestion et des commissions.
Mais ce qui a concentré l’attention des investisseurs est le retour à la rentabilité des activités d’assurance sur les biens mobiliers et immobiliers dirigées par Peter Hancock. Le bénéfice d’exploitation de cette division stratégique a ainsi bondi de 52% à 1,9 milliard de dollars, avec une hausse des souscriptions et du revenu net des investissements. Plus significatif: le ratio combiné est descendu sous la barre des 100% en ce début d’année, à 97,3%, pour la première fois depuis le troisième trimestre 2010. «L’indice le plus important sur le trimestre est l’amélioration du ratio combiné. C’est ce sur quoi se concentrent les investisseurs et AIG est redevenu rentable», estime Josh Stirling, analyste assurances chez Bernstein Research.
Mais le directeur général, Robert Benmosche, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et a indiqué hier qu’il existait encore des marges de manœuvre pour abaisser les coûts «dans le cadre de la transformation de la structure du groupe visant à soutenir les activités les plus rentables».
De quoi faire bondir le titre AIG de 3% à 43,41 dollars dans les transactions d’après-Bourse pour atteindre leur plus haut niveau depuis janvier 2011, alors qu’il avait déjà signé une hausse de 2,28% sur le New York Stock Exchange à la clôture d’hier. Le cours de Bourse s’est apprécié de 17% depuis que le gouvernement a cédé ses dernières actions AIG en décembre dernier.
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