La Société Générale remet à plat sa banque de détail
La Société Générale a annoncé lundi un projet de fusion de ses réseaux de banque de détail en France avec ceux de sa filiale Crédit du Nord, une opération qui doit lui permettre de générer d’importantes économies à moyen terme.
« Le conseil d’administration de Société Générale et celui de Crédit du Nord ont validé le lancement du projet de rapprochement » des deux enseignes « après une première étape réussie de transformation des deux réseaux », a annoncé la banque dans un communiqué.
Cette opération doit permettre de générer d’importantes synergies de coûts, grâce notamment à l’utilisation d’un système informatique unique d’ici au premier semestre 2021, au regroupement des fonctions centrales et à l’optimisation du maillage des réseaux. Sur ce dernier point, le groupe bancaire entend réduire le nombre d’agences, le faisant passer d’environ 2.100 à fin 2020 à environ 1.500 à fin 2025.
Société Générale vise ainsi, via ce rapprochement, une réduction de la base de coût des deux entités de plus de 350 millions d’euros en 2024 et d’environ 450 millions d’euros en 2025, par rapport au niveau de 2019.
L’entité combinée devra également afficher une rentabilité des fonds propres normatifs en environnement Bâle III d’environ 11% à 11,5% en 2025.
« Ce projet sera soumis à la consultation des partenaires sociaux et à l’accord des autorités compétentes », a la expliqué Société Générale.
Nouveaux objectifs pour Boursorama
Dans le même temps, la Société Générale a fixé de nouveaux objectifs pour sa filiale de banque en ligne Boursorama : atteindre 4 millions de clients en 2023 et 4,5 millions en 2025, contre 2 millions actuellement.
En milieu de journée, le cours de l’action Société Générale cédait 1,49% à 18,02 euros, dans un marché en baisse de 0,86%.
Plus d'articles du même thème
-
L’industrie automobile américaine hausse le ton contre la Chine
L’Alliance for Automotive Innovation (AAI) demande au Congrès d’interdire aux Etats-Unis de manière permanente les véhicules chinois connectés. -
Anthropic et OpenAI rivalisent d’annonces avant leurs IPO
Ligne de crédit renouvelable de 15 milliards de dollars d’un côté, nouvel outil, GPT-6 Astra, aussi puissant qu’inquiétant de l’autre : avec leurs annonces impressionnantes, les deux stars de l’IA veulent épater les marchés et les investisseurs. -
Gaël Monfils veut devenir gestionnaire de fortune
Une fois sa carrière terminée, le joueur de tennis français devrait rejoindre dès l'année prochaine le gestionnaire de fortune Alphaswiss basé à Genève.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Le président de la Fed penche pour une hausse de taux dès septembre
Contenu de nos partenaires
-
IA : avec son nouveau modèle Astra, OpenAI assure le spectacle
L'entreprise de Sam Altman a dévoilé hier soir son nouveau modèle d'IA. La bataille à distance contre Anthropic pour dominer l'intelligence artificielle continue de plus belle -
Royaume-Uni : à Birmingham, le duo Farage-Bardella a rejoué la carte de l’Entente cordiale
Le chef du Rassemblement national était l’invité d’honneur de Nigel Farage à la conférence de rentrée de Reform UK. Sur la scène principale, ils ont signé un protocole d’accord autorisant le renvoi en France des migrants en situation irrégulière interceptés dans la Manche -
Entre l'Espagne et le Maroc, l'apaisement tourne au piège politique pour Pedro Sanchez
Après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol rejette toute responsabilité du Maroc. Mais la stratégie pourrait lui coûter très cher, alors qu'il est accusé de manquer de fermeté jusqu'au sein de son gouvernement