La Société Générale pousse son modèle de bancassurance intégrée
L’assurance continue de creuser son sillon au sein du groupe Société Générale. La ligne métier Société Générale Insurance a dégagé un produit net bancaire (PNB) de 786 millions d’euros l’an dernier, en hausse de 5% comparé à 2013, et contribué au résultat du groupe à hauteur de 329 millions d’euros (+3%). L’international représente désormais 11% du PBN et 10% du résultat. En Russie, un marché qui a fait l’objet d’investissements significatifs, la division est parvenue à maintenir son chiffre d’affaires et son résultat, en monnaie locale.
Au niveau du vaisseau amiral, c’est-à-dire l’assurance vie et l'épargne, les provisions mathématiques et la collecte brute ont atteint respectivement 90,2 milliards d’euros et 10,68 milliards. Un terrain sur lequel la Société Générale veut encore croître et accélérer le déploiement de son modèle de bancassurance intégrée. La banque a fait part il y a une quinzaine de jours de sa décision de monter au capital d’Antarius, la coentreprise avec Aviva France opérant pour le compte du Crédit du Nord et détenue pour moitié par ce dernier.
SocGen va acquérir au profit de Sogécap, la compagnie d’assurance-vie du groupe, les 50% détenus par l’assureur français dans Antarius. Le transfert sera effectif au plus tard dans deux ans et permettra à Sogécap de franchir la barre des 100 milliards d’euros d’encours. «C’est l’occasion pour la ligne métier de grossir et de développer des synergies avec un distributeur aussi dynamique que le Crédit du Nord», estime Philippe Perret, directeur général de Société Générale Insurance. Cette collaboration des réseaux se décline également dans le domaine de l’assurance dommages avec un partenariat lancé l’an dernier.
Si Société Générale Insurance veut développer l’existant, la ligne de métier investit également de nouveaux territoires. C’est le cas de l’assurance santé collective sur les marchés professionnels et entreprises qui fait désormais l’objet d’une offre commune à l’ensemble des réseaux du groupe. Une réponse à la généralisation prochaine de la complémentaire santé à tous les salariés (ANI). La gestion des contrats a été déléguée au groupe Henner.
Le bancassureur innove aussi dans le domaine de la prévoyance (537 millions d’euros de chiffre d’affaires en France l’an dernier) pour lequel il lance une offre «garantie de salaire».
Plus d'articles du même thème
-
L’inquiétante correction des marchés de taux
Les facteurs de risque s’enchaînent pour faire monter les taux longs un peu partout dans le monde. Et s’il est davantage question de désorientation du marché que de véritable krach obligataire, il reste difficile d’anticiper une inversion du mouvement. -
Malgré les tensions, les discussions autour de la restructuration de Casino se poursuivent
Le distributeur ne paiera pas les intérêts dus fin septembre à certains de ses créanciers qui lui ont intenté une action contentieuse en août et s’opposent au projet de restructuration qu’il a choisi. Un accord entre les différentes parties semble malgré tout encore possible. -
Les pays émergents ont gonflé la dette mondiale
L’endettement mondial a atteint au 30 juin 2026 un nouveau record de 365.000 milliards de dollars, sous l’impulsion des entreprises et des Etats, selon l’IIF. La hausse des taux accroît les dépenses d’intérêt et mécaniquement la dette. Elle devrait continuer de progresser en raison des besoins d’investissement dans les secteurs stratégiques.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.