La Société Générale et le Crédit Agricole débouclent leurs liens dans Newedge
Les deux banques ont entamé des négociations qui attribueront à la Générale 100% du courtier et à la banque banque verte 80% d’Amundi
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Agefi.fr (avec Reuters)
Photo: PHB
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Les négociations ont commencé entre la Société Générale et Crédit Agricole SA (CASA) en vue de dénouer leurs liens capitalistiques dans le courtier sur dérivés Newedge, filiale qu’ils détiennent à parts égales, et devraient être officialisées avant la publication des résultats des deux groupes demain. En parallèle, CASA reprendra 5 % du gestionnaire d’actif Amundi à la Société Générale alors que les premières rumeurs valorisaient la moitié de Newedge à 15% d’Amundi. A l’issue de l’opération, la Société Générale détiendra l’intégralité du courtier et CASA 80% du gestionnaire.
Selon un proche du dossier, la cohabitation dans Newedge avait atteint ses limites. Les deux banques détenaient à parité le courtier spécialisé dans les produits dérivés depuis 2008. Les rumeurs de débouclage de cette alliance capitalistique ont commencé à circuler il y a plusieurs années. L’hypothèse d’une vente à un tiers avait un temps été évoquée. A l'époque, des analystes et des sources bancaires avaient estimé la valeur des fonds propres de Newedge entre 800 millions et un milliard d’euros. Selon des professionnels, le courtier devra être recapitalisé à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros, pour des raisons réglementaires.
Newedge exerce deux métiers: l’exécution, qui représenterait un gros quart des revenus, et la compensation des dérivés, promise à croître avec les nouvelles réglementations. CASA et la Société Générale avaient annoncé l’an dernier leur intention de scinder l’activité de brokerage pour la céder (carve-out), mais l’absence de marques d’intérêts au prix recherché et leurs discussions sur l'évolution du capital ont eu raison du projet. Au sein de la Société Générale, l’activité de brokerage devrait continuer la restructuration entamée en 2012. Selon des proches du dossier, la rentabilité de Newedge souffre notamment d’une structure de rémunération des opérateurs déséquilibrée.
L'opération, concrétisée par le rachat de deux sociétés de gestion locales et une participation de 40% dans une autre, apportera au gérant américano-britannique environ 20 milliards d'euros d'actifs. Les deux groupes nouent aussi un partenariat commercial de long terme.
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