La Société Générale et BNP Paribas affinent leurs prévisions de réduction du bilan
A chaque conférence son lot de précisions. La Société Générale et BNP Paribas ont profité d’un colloque organisé par Bank of America pour détailler leur politique de financement. Ouvrant le bal, la Société Générale a annoncé qu’elle réduirait ses besoins de liquidité de 75 à 95 milliards d’euros d’ici à 2013, «ce qui correspond à environ 10% du bilan financé du groupe», a précisé Bernardo Sanchez-Incera, son directeur général délégué. Sur ce montant, 25 à 35 milliards viendront des cessions d’actifs et le reste de la réduction de ses activités de financement et d’investissement (BFI).
La banque s’attachera surtout à réduire de 50 milliards de dollars ses besoins en billet vert, dont les trois quarts d’ici à la fin de l’année. Ils s’élevaient à 60 milliards au 31 août. Elle a par ailleurs estimé entre 10 à 15 milliards d’euros son programme de financement à moyen long terme pour 2012 contre 26 milliards en 2011. Comme prévu, la BFI sera la principale victime de l’allègement car, outre sa forte contribution à la baisse du besoin de liquidité, le plan de réduction de 60 à 80 milliards du montant des actifs pondérés du risque se fera pour moitié dans cette division.
Un pôle également mis à la diète chez BNP Paribas. Sur les 70 milliards d’euros de réduction des actifs pondérés annoncés en septembre, 50 milliards viendront de la BFI, via notamment des ventes d’actifs. «Nous avons commencé à recevoir des marques d’intérêt et je pense que, pour certains de nos portefeuilles, nous pourrons accomplir cela avec une décote très limitée», a précisé Baudouin Prot, le directeur général de la banque. BNP Paribas a également pris de l’avance sur son programme de financement de moyen et long terme 2012 en émettant 6 milliards d’euros en août et en septembre après avoir déjà bouclé son programme 2011.
«Nous n’avons pas complètement décidé de notre programme pour l’an prochain car, compte tenu de notre ‘deleveraging’, nous affinons le montant. (…) Si nous continuions, c’est une illustration, sur la base de 3 milliards par mois, nous arriverions à plus de 30 milliards», a précisé Baudouin Prot. Les deux banques ont réaffirmé pouvoir atteindre sans augmentation de capital un ratio de fonds propres durs Bâle 3 de 9% ou plus en 2013. Un objectif qui inclut la surcharge systémique en préparation à Bâle, mais qui s’entend au 1er janvier pour BNP Paribas, contre fin 2013 pour sa concurrente.
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