La Société Générale coordonne ses activités de flux pour les grands comptes
Il s’en est fallu de peu pour que l’information passe totalement inaperçue lors de la présentation des résultats de la Société Générale. La banque devrait boucler à la fin du mois son projet «Global Transaction Banking» (GTB), destiné aux grandes entreprises, aux ETI (entreprises de taille intermédiaire) exportatrices, ainsi qu’aux banques locales de pays émergents.
Concrètement, il s’agit de coordonner les activités de gestion de trésorerie, de financement export (comme la gestion des crédits documentaires, des garanties), la banque de correspondant (correspondent banking, dont la compensation des règlements) et l’affacturage. Souvent liées dans le type de services qu’elles proposent et très utilisées à l’export, ces activités fonctionnent en revanche souvent de manière indépendante. «Nous avons des positions très fortes dans ces métiers, notamment dans le clearing en euros. Mais nous pouvons encore les améliorer en Europe et en Asie, en donnant des objectifs communs et en augmentant notre offre de services vis-à-vis de nos clients», glisse Jean-François Sammarcelli, directeur général délégué.
Le chantier, qui est ouvert depuis huit mois, avait été effleuré lors de la présentation du plan Ambition 2015 en juin dernier. En tout cas, il ne s’annonce pas simple: le personnel concerné est dispersé à travers le monde au sein des réseaux français et internationaux et de la banque d’investissement. Il se chiffre potentiellement en plusieurs milliers de collaborateurs. Il devra en outre nécessiter des investissements importants dans les systèmes d’information, probablement dans le cadre des efforts de mutualisation du groupe fixés par le plan Ambition 2015.
Même si les dirigeants de la Société Générale s’en défendent, cette initiative se rapproche de celle de sa grande rivale BNP Paribas, qui a fait la semaine dernière à Bruxelles la promotion de sa plate-forme de produits de flux mise en place depuis un an. A travers ses 150 centres d’affaires européens, la banque dirigée par Baudouin Prot compte glaner 3.000 nouveaux clients corporate d’ici à la fin 2012 (L’Agefi du 11 février). «A la différence de BNP Paribas, nous visons surtout des grandes entreprises», précise Jean-François Sammarcelli. Selon le plan Ambition 2015, la Société Générale veut développer son offre de flux auprès de 550 clients stratégiques et 250 institutions financières.
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