La Société Générale a enregistré un bénéfice de 2,7 milliards d’euros en 2014
La Société Générale a enregistré bénéfice de près de 2,69 milliards d’euros en 2014, en hausse de 30% sur 2013, grâce aux activités de financement et d’investissement. Le produit net bancaire a progressé de 5% sur l’ensemble de l’exercice à 23,56 milliards d’euros.
Au quatrième trimestre, son bénéficie net a quasi triplé à 511 millions d’euros . Il avait été lesté un an plus tôt par le paiement d’une amende infligée par les autorités européennes dans «l’affaire Euribor».
Le bénéfice de la banque de financement et d’investissement a grimpé de près de 60% l’an passé. Mais le résultat net de la banque de détail en France a quasiment stagné et celui de la banque de détail à l’international a dégringolé du fait de charges diverses. Au Brésil, la banque prévoit d’arrêter le crédit à la consommation. En Russie, la Société Générale a enregistré une perte nette de 538 millions d’euros l’année dernière, un montant qui tient compte d’une dépréciation d'écart d’acquisition (goodwill), alors qu’elle était parvenue à dégager un bénéfice de 128 millions en 2013.
La Société Générale a également augmenté sa provision collective pour litiges de 200 millions d’euros au second semestre, provision qui totalise désormais 1,1 milliard d’euros. La banque a décidé de mener un audit de ses transactions en dollar pour déterminer d'éventuelles infractions à la législation américaine en matière d’embargo et pour lesquelles BNP Paribas a dû s’acquitter d’une amende record l’an passé.
Mardi des sources ont déclaré à Reuters que le groupe avait en outre été assigné à comparaître par le régulateur financier de l’Etat de New York dans le cadre d’une enquête pour pratiques illicites présumées sur le marché des changes.
Le conseil d’administration proposera à la prochaine assemblée générale un dividende de 1,2 euro par action au titre de 2014, ce qui représente un taux de distribution hors exceptionnels de 40%. La Société générale se fixe pour objectif de restituer 50% de son résultat 2015.
Pour 2015, la Société Générale a prévenu jeudi s’attendre à une année difficile en Russie, dont l'économie subit actuellement les effets d’une grave crise économique et financière. La deuxième banque française cotée, très présente dans le pays via sa filiale Rosbank, anticipe un doublement du coût du risque de ses activités russes en 2015 alors que la chute des cours du pétrole et les sanctions occidentales liées au conflit ukrainien plombent l’activité, et prévoit de continuer à réduire les financements intragroupes des entités de ce pays.
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