La remise des offres pour Gan Eurocourtage est fixée à fin février
La date de dépôt des offres de reprise définitives des activités transport et IARD de la filiale de Groupama est avancée au 27
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Antoine Landrot
Le processus de vente de Gan Eurocourtage, filiale de Groupama, s’accélère. Les offres préliminaires concernant la branche Transport et IARD ont été déposées, mais la direction n’a communiqué hier lors d’un comité central d’entreprise (CCE) le nom d’aucun candidat évoqué par la presse ou par les rumeurs internes (Allianz, Swiss Life, ou l’australien QBE). La date de remise des offres définitives, une fois l’examen détaillé des comptes (due diligence) des deux activités achevé, a été avancée au 27 février, soit quatre jours seulement après la remise du rapport d’expert définitif de Secafi-Alpha, mandaté par les représentants du personnel. Ces derniers communiqueront ensuite leurs préconisations, selon la procédure prévue par le droit d’alerte.
Mais le plan de redressement de l’assureur mutualiste, qui ne prévoyait à l’origine que la cession des activités transport et IARD, pourrait aussi concerner la vie, si les offres sont à la hauteur. Son nouveau directeur général Thierry Martel l’a répété hier. «Cela reste une hypothèse», explique à L’Agefi Martial Le Pennec de la CFDT, alors que les délégués de la CGT, qui organisaient une conférence de presse hier, étaient plus pessimistes sur la probabilité d’une telle opération.
Malgré leurs désaccords (la CGT s’oppose à toute vente chez Gan Eurocourtage, tandis que la CFDT estime que c’est la meilleure solution pour sauver à la fois Groupama comme sa filiale), les deux syndicats s’inquiètent de ses conséquences potentielles sur le groupe. «La vente de la partie vie de Gan Eurocourtage aurait des incidences sur l’ensemble Groupama Gan Vie» étant donné que l’activité pèse la moitié des revenus de Groupama Gan sur le marché de l’assurance vie collective, estiment les représentants de la CGT. «Si la direction décide de vendre, ne sera-t-elle pas tentée de céder l’ensemble du portefeuille de vie collective ? Nous n’avons pas reçu de réponse claire», indique pour sa part Martial Le Pennec.
Dans ces conditions, Groupama a confirmé hier en interne que les 300 millions d’euros apportés par la Caisse des dépôts (CDC), sous la forme d’actions de préférence de Gan Eurocourtage, ne seront pas versés si la cession intervient rapidement. La CDC s’est engagée à débloquer les fonds, mais n’a pas encore souscrit aux titres. Et en cas de versement, le repreneur de Gan Eurocourtage aurait la charge de rembourser l’investisseur public.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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