La publicité des contrats d’assurance vie encadrée par l’ACPR
Un tiers des publicités autour des contrats d’assurance donnent lieu à des «observations» de la part du régulateur. L’Autorité de contrôle et de résolution prudentielle (ACPR), forte de ce constat après avoir passé en revue 2.300 documents, a publié le 16 février 2015 sa recommandation sur « les communications à caractère publicitaire des contrats d’assurance vie ». Elle sera applicable dans six mois.
L’ACPR avait annoncé ses intentions en novembre dernier. La publication de cette recommandation intervient à un moment charnière pour les assureurs : si la collecte a repris des couleurs en 2014, à 21 milliards d’euros, les rendements nominaux des contrats (mais pas les rendements réels, déflation oblige) sont au plus bas, et la Banque de France veille au grain. Par ailleurs, le secteur s’apprête à déployer de nouveaux produits, comme les contrats eurocroissance, dont l’intérêt divise la profession.
Dans ce contexte, l’ACPR vient rappeler quelques principes généraux en se focalisant sur certains points. « Les risques venant contrebalancer les avantages promus doivent apparaître de manière équilibrée, dans le corps principal du texte publicitaire », et notamment le risque de perte en capital, souligne la tutelle. L’ACPR ajoute que « l’argument de garantie ne doit être employé qu’en cas de garantie inconditionnelle », lorsque la seule condition posée est l’obligation de conserver le contrat ou les supports jusqu'à leur échéance.
Le taux de rendement, principal argument de vente, fait l’objet d’une attention toute particulière. Il doit être annualisé et exprimé net de frais et brut de prélèvements sociaux et fiscaux, et l’existence de frais autres que les frais de gestion doit être mentionnée. «Pour les unités de compte, le rendement passé ne doit pas constituer l’axe central de la communication», précise l’ACPR. Les conditions de souscription pour bénéficier du taux –investissement minimum, ventilation sur les supports, etc. – seront clairement indiquées.
Les opérations commerciales, elles, devront être clairement identifiées par une mention telle que « sous conditions », et préciser les conditions applicables après la période promotionnelle. Si l’existence de frais contrebalance la promotion, la publicité devra l’indiquer.
Plus d'articles du même thème
-
MSCI donne un sursis à l’Indonésie
Le fournisseur d’indices a reporté sa décision de déclassement en marché frontière de la première économie d’Asie du Sud-Est à novembre, dans l’attente d’évaluer les mesures prises par Jakarta. MSCI a par ailleurs décidé d’accorder le statut de marché frontière à la Bulgarie et laisse la Corée du Sud chez les émergents. -
«Sur le rapport Draghi, le plus dur reste à faire», alerte l'Institut Montaigne
Selon le think tank libéral, si 30 % des recommandations du rapport Mario Draghi ont été appliquées, moins de 5 % des réformes les plus substantielles l'ont été. -
Le baromètre Micron rassure les marchés sur la demande liée à l’IA
Le fabricant américain de puces mémoire Micron a publié mercredi soir des résultats trimestriels et des prévisions records. Il est un des grands gagnants des pénuries de puces mémoire HBM, ayant engrangé à ce titre plusieurs contrats pluriannuels.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ? -
Nouvelle réalitéLes pays du Golfe tentent l'apaisement avec Téhéran
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore le Qatar multiplient les initiatives pour restaurer les liens avec leur rival iranien