La note du scandale du Forex dépasse désormais 12 milliards de dollars
Après les accords passés avec les régulateurs et le département de la Justice américain (DoJ), c’est au tour des clients des grandes banques de faire gonfler la facture du scandale du marché des changes (Forex). Les avocats chargés de l’action en nom collectif lancée aux Etats-Unis ont ainsi annoncé que cinq banques, dont BNP Paribas, avaient accepté de transiger, portant le montant de ces transactions à plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) depuis le printemps.
Si le détail des transactions n’a pas été divulgué, Goldman Sachs devrait payer 129,5 millions de dollars, contre 115 millions pour BNP Paribas, selon des sources proches du dossier. En juin, le Wall Street Journal avait par ailleurs indiqué que Barclays et HSBC verseraient respectivement 375 et 285 millions de dollars. RBS est également concernée et porte à neuf le nombre de banques ayant accepté de transiger pour éviter un procès. Fin avril, Bank of America s’était ainsi résolue à payer 180 millions de dollars, tandis que les banques JPMorgan et UBS avaient clos les procédures en déboursant respectivement 99,5 et 135 millions. Fin mai, Citigroup avait à son tour sorti le carnet de chèques, à hauteur de 394 millions de dollars.
Les avocats, qui ont précisé que les procédures se poursuivent à l’encontre de sept autres banques, ont averti que ces règlements à l’amiable n’étaient «qu’un début». D’autres procédures pourraient être lancées à l’étranger, notamment en Corée du Sud, au Brésil ou en Afrique du Sud.
Mis au jour au printemps 2013, le scandale du Forex a révélé de nombreuses pratiques visant à manipuler le marché, et notamment les fixings quotidiens de 16h des devises du G10, qui servent de référence à de nombreux gérants d’actifs. Amenée à grossir encore, la facture pour les banques de ce scandale dépasse déjà les 12 milliards de dollars.
En novembre, plusieurs régulateurs avaient ainsi infligé 4,7 milliards de dollars d’amendes à six banques (Bank of America, Citigroup, UBS, HSBC, JPMorgan et RBS). Puis le 20 mai, le DoJ avait imposé plus de 2,5 milliards de dollars de pénalités à quatre établissements ayant plaidé coupable (Barclays, Citigroup, JPMorgan et RBS) ainsi qu’à UBS. La Fed avait le même jour infligé 1,8 milliard de dollars de pénalités aux six mêmes acteurs, tandis que Barclays, qui n’avait pas pris part à l’accord de novembre, soldait son contentieux avec les régulateurs pour 1,3 milliard.
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