La Maif investit dans des start-up de l’économie collaborative
La Maif diversifie ses activités en restant fidèle à ses valeurs. La mutuelle d’assurances vient d’investir 4 millions d’euros dans la société GuesttoGuest, site internet d’échange d’habitations entre particuliers lancé en 2012 qui vient de boucler son deuxième tour de table. «La filiation est directe entre le mutualisme et l’économie collaborative. C’est pourquoi la Maif s’implique dans la nouvelle économie du partage en soutenant les start-up de cet écosystème, et en accompagnant les sociétaires dans de nouveaux besoins et services », explique Thomas Ollivier, responsable économie collaborative et pratiques émergentes à la Maif.
L’assureur a créé une équipe dédiée en janvier et a inscrit son implication dans ce jeune secteur dans son plan 2015-2018.
Cet investissement en direct dans GuesttoGuest est le deuxième que signe la Maif avec un de ses partenaires de l’économie collaborative. En septembre 2014, elle avait investi 2,6 millions d’euros dans Koolicar, inventeur de la Koolbox qui facilite la location de voitures entre particuliers.
«Nous sommes en train de réfléchir à structurer les process en constituant un véhicule d’investissement dédié à ces prises de participation dans les start-up de l’économie collaborative, qui devrait être lancé en septembre ou en octobre », annonce Thomas Ollivier. Il parle de véhicule plutôt que de fonds car l’objectif n’est pas un retour sur investissement à court terme mais l’accompagnement de ces entreprises dans leur développement. Ces partenariats passent aussi par des offres d’assurance pour ces start-up ou pour leurs utilisateurs. La Maif produit ainsi le contrat d’assurance que GuesttoGuest propose de manière optionnelle.
Après un premier partenariat avec Blablacar dès 2007, la Maif a accéléré ces rapprochements à partir de 2010, en devenant l’assureur de la personne morale Koolicar, ou en soutenant en octobre 2014 Ouishare. La mutuelle réfléchit également à des projets de partenariats avec des acteurs du financement participatif.
D’autres assureurs mutualistes s’associent à de jeunes sociétés de l’économie collaborative. Covea, qui rassemble Maaf, MMA et GMF, a créé en décembre Covea Next, une «structure d’investissement» dotée d’un million d’euros, destinée à accompagner des start-up en phase d’amorçage.
Plus d'articles du même thème
-
La confiance des ménages se redresse en juin
L'indicateur synthétique de confiance des ménages est ressorti à 84 en juin, contre 82 en mai. En revanche, la remontée du chômage inquiète. -
Goldman Sachs Private Wealth Management crée une direction régionale pour l'Europe
L'activité de gestion de fortune de la Banque nomme un trio composé de Jean-Baptiste-Douin, le dirigeant pour la France, Nadine Urseanu, la dirigeante pour l'Allemagne, et Alberto Cirillo, le dirigeant pour l'Italie. -
Gimv entre en négociations pour acquérir Cap Vert auprès d’Ambienta
Cap Vert est une société française spécialisée dans l'aménagement paysager d'espaces verts. Aucun montant n'a été divulgué.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
Contenu de nos partenaires
-
Le directeur de campagne de Raphaël Glucksmann quitte ses fonctions
Selon une cadre du parti interrogée par Le Monde, Aurélien Rousseau quitte la campagne de Raphaël Glucksmann en raison de problèmes de santé. L’intéressé, chef d’orchestre du meeting d’Aubervilliers, évoque « une décision difficile » -
Tri sélectifViolences sexuelles : pourquoi « la loi intégrale » ne sera pas intégrale
Sous pression depuis l’affaire Lyhanna, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis un texte pour octobre -
AdaptationCanicule : comment Keolis cherche à « s'inspirer du réseau ferré de Boston »
Les réseaux de transports français n'ont pas été conçus pour les événements climatiques extrêmes qui deviennent une nouvelle normalité. Cela n'empêche pas de les prévoir et de limiter la casse