La grêle tombée début mai à Paris coûtera 334 millions d’euros aux assureurs
Plus de 100.000 sinistres pour un coût global estimé à 334 millions d’euros selon France Assureur. Tel est le résultat de l’épisode de grêle qui s’est abattu de façon aussi soudaine que violente sur la région parisienne le 3 mai dernier.
Il y a eu en un jour autant de dommages liés à la grêle qu’en six mois dont les deux tiers en dommages automobile. «C’est énorme, indique France Assureurs. En automobile, les événements du 3 mai pourraient engendrer une charge estimée à près de 200 millions d’euros soit la moitié du coût annuel moyen des sinistres automobiles liés à la grêle sur la dernière décennie.»
Une charge dont se seraient bien passés les assureurs déjà confrontés à la dérive continue des coûts de réparation et des pièces détachées automobiles ainsi qu'à l’accroissement des sinistres climatiques en assurance habitation. L’année dernière, la hausse des prix des pièces détachées neuves s’est établie à +6% selon les données SRA et rares sont les assureurs à avoir enregistré un résultat technique positif sur les deux segments auto et habitation.
Un événement urbain et localisé
L’orage de grêle était très localisé et a essentiellement sévi en zone urbaine. Epargnant donc, une fois n’est pas coutume, les cultures agricoles. «Cela explique que presque 60% des dommages concernent l’assurance automobile et non l’assurance récolte», souligne la fédération. Ainsi, outre les presque 200 millions d’euros de sinistres automobile, près de 117 millions sont imputables aux dégâts causés sur les habitations, 14 millions sur les biens professionnels et seulement 7 millions sur les biens et surfaces agricoles.
La région parisienne est la zone géographique ayant subi le plus grand nombre de dommages mais l’orage de grêle a poursuivi sa route et causé des dégâts dans d’autres régions comme la Lorraine et la Champagne.
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