La GMF engage progressivement la diversification de son portefeuille
La diversification de la GMF, l’un des trois membres de la Société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) Covéa, a marqué le pas en 2010. Alors que la réduction de sa dépendance à l’égard de l’assurance IARD (multirisque habitation et automobile) figure parmi ses priorités, la part de l’assurance de personnes dans son chiffre d’affaires a peu évolué entre 2009 et l’année dernière. Elle représente 44% des revenus 2010, l’essentiel étant réalisé par le pôle épargne (42,8%), tandis que la prévoyance (1%) et l’assurance santé (0,2%) en sont à leur balbutiements.
Le chiffre d’affaires stagne à 1,63 milliard d’euros (-0,1%) dans ces métiers, alors qu’il progresse de 1,5% en non-vie (à 2,05 milliards). Pour l’ensemble de la GMF, les revenus ressortent donc à 3,68 milliards, soit une progression de 0,9%. «Il faut mesurer notre diversification sur une plus longue période, tempère Patrice Forget, directeur général du mutualiste. En 2008, l’épargne ne représentait qu’un gros tiers du chiffre d’affaires du groupe.» En outre, les revenus ont été affectés par le transfert des activités d’assistance chez Covéa, soit un manque à gagner de 70 millions d’euros.
En termes commerciaux, le processus est lui mieux enclenché. Les portefeuilles épargne et prévoyance ont progressé de 3,9% (à plus de 822.000 contrats), tandis que le nombre de contrats automobile et en MRH progresse respectivement de 1,9% et 1,4% (à 2,73 et 2,54 millions).
Plus marquant est le bond de 305% du résultat net de la GMF, qui atteint 231 millions d’euros. Une progression en partie imputable à des éléments exceptionnels, notamment l’impact moindre des événements climatiques de 2010 par rapport aux tempêtes Klaus et Quinten de 2009. Les catastrophes naturelles ont coûté 37 millions d’euros nets de réassurance au mutualiste, contre le double un an plus tôt.
Par ailleurs, comme pour bon nombre de sociétés du secteur, la reprise de provision concernant l’«exit tax» sur les réserves de capital des assureurs a généré un effet comptable positif de 36,7 millions d’euros sur le résultat.
Les actifs sous gestion atteignaient 23,8 milliards d’euros en valeur de réalisation au 31 décembre 2010 et présentaient des plus-values latentes supérieures à 1,8 milliard. Constitué à 70% d’obligations, le portefeuille est exposé à la dette grecque, en montant brut, à hauteur de 400 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
TraumaMarqués par la défaite d'Alain Juppé en 2016, les philippistes se méfient de David Lisnard
Il y a dix ans, Alain Juppé était battu par François Fillon dans la primaire de la droite et du centre. « Les primaires sont un accélérateur de tendance », commentait à l'époque Edouard Philippe. David Lisnard est-il le nouveau François Fillon ? -
Choix publicsLa politique est-elle condamnée à la tragédie ?
Confrontés à la dramaturgie usée et convenue de la vie politique, en campagne comme à l'Assemblée, les électeurs semblent attendre de nouveaux acteurs capables de conjurer la fatalité, analyse Erwan Le Noan dans s achronique pour l'Opinion -
Applaudimètre« Même si vous ne m’aimez pas » : au Bourget, la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon
Devant plus de 20 000 personnes selon les organisateurs, le candidat insoumis a présenté samedi la version actualisée de son programme L'Avenir en commun. Pour espérer battre Marine Le Pen, il compte sur des « causes communes » plutôt que sur des concessions.