La FSA maintient à 2013 la réforme de la distribution des produits financiers

Le régulateur britannique s’oppose aux recommandations d’un rapport parlementaire proposant le report d’une année de l’introduction de la réforme
Stéphanie Salti, à Londres

Le week-end a été marqué outre-Manche par un affrontement entre le régulateur financier britannique, la FSA, et une commission parlementaire ayant publié ses recommandations sur l’introduction prochaine de la Retail Distribution Review (RDR), une réforme concernant la rémunération des conseillers financiers.

La commission parlementaire a en effet demandé le report d’une année de la mise en place de cette réforme, qui doit théoriquement entrer en vigueur le 1er janvier 2013. Motif: laisser plus de temps aux conseillers pour se préparer. Une recommandation qui n’a pas été du goût de la FSA qui a maintenu dans un communiqué l’importance de mettre en pratique cette nouvelle législation à la date prévue. La FSA a rappelé que le premier document de consultation remonte aussi loin que juin 2007.

Le coup d’envoi de cette réforme avait été donné en raison de la multiplication des plaintes des clients face à l’opacité du système de rémunération des conseillers financiers les IFA’s, souvent enclins à proposer des produits sur lesquels ils obtenaient des taux de rémunération plus élevés. La réforme de la distribution des produits financiers prévoit que ces conseillers négocient directement avec leurs clients le montant de leurs commissions, en amont de toute transaction. Les clients auront désormais le choix de payer les commissions directement à ces conseillers ou encore d’ajouter ce montant au prix total du produit acheté.

Le deuxième grand volet de la réforme impose aussi un relèvement du niveau de qualification des conseillers, point d’achoppement principal entre la FSA et la commission parlementaire. Cette dernière estime que cette recommandation pourrait causer du tort aux conseillers les plus seniors en les contraignant à passer des certificats alors qu’ils sont, pour beaucoup, aux portes de la retraite. Selon la commission, cet impératif pourrait tout simplement pousser certains IFA’s à quitter le secteur.

La FSA s’est opposée à cet argumentaire en signalant que 49% des conseillers financiers avaient d’ores et déjà obtenu le niveau de qualification supérieure, sésame indispensable à l’exercice de leur métier au 1er janvier 2013. Selon les études avancées par la FSA, 82% d’entre eux souhaitent poursuivre leur métier. La FSA s’est engagée à publier une réponse plus détaillée au cours des prochaines semaines.

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