La France connaît une baisse des fraudes par carte bancaire
Ce n’était jamais arrivé depuis la création de l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement, il y a douze ans. Le taux de fraude sur les opérations réalisées en France avec des cartes françaises est en baisse, en pourcentage comme en montant, à 0,043% (soit 234,6 millions d’euros) contre 0,046% (238,6 millions d’euros) en 2013. Cette diminution concerne autant les paiements de proximité que les paiements à distance, qui atteignent respectivement 0,010% (0,013% en 2013) et 0,248% (0,269% en 2013) de taux de fraude. En incluant la fraude subie à l’étranger, le taux de fraude des cartes émises en France reste stable depuis trois ans, à 0,069%, équivalent à un montant de 395,6 millions d’euros pour des transactions de 575,9 milliards d’euros.
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et président de l’observatoire, a souligné lors de la présentation des chiffres «les progrès observés dans le taux d’équipement en dispositifs d’authentification renforcée des commerçants en ligne», qui est passé de 43% à 60% en une année. «Le taux de fraude sur les paiements à distance reste plus de vingt fois supérieur à celui des paiements de proximité», a-t-il précisé. La fraude à distance représente ainsi plus des deux tiers du montant total de la fraude, soit 155,9 millions d’euros, alors que ces transactions ne représentent que 11,6% du montant des paiements par carte.
Les paiements sans contact, sur lesquels l’Observatoire a pour la première fois recueilli des données depuis avril 2014, font ressortir un taux de fraude relativement bas, à 0,015%. L’ensemble des fraudes constatées «est lié à des cas de vol ou de perte de la carte», a tenu à souligner Christian Noyer, et leurs analyses «n’ont pas mis en évidence de faille de sécurité dans la technologie sans contact elle-même». De quoi rassurer les titulaires des 30 millions de cartes concernées en circulation à fin décembre 2014.
Seule ombre à ce tableau globalement positif, le taux de fraude sur les retraits est en augmentation, à 0,034%. Les piratages de distributeurs automatiques de billets augmentent encore cette année (plus de 1.000), et ont triplé au niveau des points de vente (560 en 2014), avec une prévalence dans les stations-service (525 cas), qui sont devenus des cibles privilégiées pour les réseaux de fraude organisés.
Plus d'articles du même thème
-
Les fonds confessionnels ont le vent en poupe
Une récente étude de Morningstar révèle un intérêt accru des épargnants pour les fonds catholiques et islamiques. -
Les directions financières ne laissent pas encore les portes grandes ouvertes à l’IA
L’enquête d’Esker relève les obstacles de qualité des données ou d’identification du retour sur investissements. -
L'Oréal place un emprunt obligataire de 2 milliards d'euros
Le groupe de cosmétiques a réalisé une émission en trois tranches.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
Contenu de nos partenaires
-
Tribune librePour faire circuler le patrimoine, cessons de pénaliser les donations en pleine propriété
« Nous proposons que les donations en pleine propriété soient taxées au même taux que les donations en nue-propriété. Autrement dit, nous proposons de défiscaliser totalement la renonciation à un usufruit » -
Retour du refouléJean-Luc Mélenchon, le grand vainqueur du premier débat de la primaire du PS
« Soumission à LFI » contre « obsession anti-LFI » : sur LCI, mercredi, la question des alliances aux législatives a partagé les candidats à la primaire en deux camps. La controverse autour du mot « génocide » pour qualifier la guerre à Gaza a montré combien l’extrême gauche parvient à imposer les termes du débat. Il reste encore du chemin à faire pour qu’une gauche sociale-démocrate, qui a pris l’habitude de se définir comme « non-mélenchoniste », retrouve une identité propre, au-delà de ses lubies fiscales. -
Jean-Luc Mélenchon et Edouard Philippe à égalité au premier tour de la présidentielle, selon un sondage
L’insoumis et l’ex-Premier ministre sont au coude-à-coude derrière Marine Le Pen, grande favorite du premier tour. Gabriel Attal, lui, fait moins bien que Raphaël Glucksmann, selon une enquête d'opinion Cluster 17 pour Politico