La Fed recadre les projets de dividende de Goldman Sachs et JPMorgan
La deuxième mouture des stress tests menés par la Fed sur les principales banques américaines souligne la résistance du système bancaire du pays
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Patrick Aussannaire
Dans le cadre du deuxième volet des résultats des stress tests annuels auxquels sont soumises les 18 principales banques américaines, la Réserve fédérale (Fed) a donné son aval aux plans d’utilisation du capital de 16 d’entre elles. Seuls Ally Financial, qui était le seul des 18 établissements à ne pas avoir atteint le niveau requis de 5% de fonds propres au cours des premiers tests, et BB&T, qui avait pourtant passé avec brio le test de jeudi dernier avec un ratio de fonds propres de 9,4%, ne se sont pas vus offrir le sésame de la Fed.
Les banques ont fait état de programmes de rachats d’actions d’environ 30 milliards de dollars, alors que 12 des 18 établissements testés ont annoncé une augmentation du dividende. «Quand vous comparez les résultats par rapport à ceux d’il y a deux ans, vous constatez que la situation s’est très nettement améliorée. Et dans deux ans,elle sera encore meilleure» estime Gerard Cassidy, analyste chez RBC Capital Markets.
Signe de la confiance de la Fed dans le système bancaire américain quatre ans et demi après la chute de Lehman Brothers, Bank of America et Citigroup, toutes deux sauvés par le Trésor en 2008, se sont vues accorder le droit de lancer des programmes de rachats d’actions significatifs pour la première fois depuis la crise financière. Bank of America table pour 2013 sur 5 milliards de dollars de rachat d’actions.
Seule ombre au tableau : la Fed n’a accordé qu’un feu vert conditionnel à Goldman Sachs et JPMorgan Chase. L’examen de leurs programmes a en effet révélé des faiblesses dans leur processus de prévision de l’utilisation du capital, en dépit de leur capacité à maintenir les ratios de solvabilité financière en cas de scénario adverse, a estimé la Fed.
Goldman Sachs et JPMorgan devront satisfaire aux exigences de la Fed d’ici à la fin du troisième trimestre si elles ne veulent pas voir leurs projets bloqués. JP Morgan évoque 6 milliards de dollars de rachats d’actions et une majoration de son dividende à 38 cents au deuxième trimestre, après 30 cents au premier.
Mauvaise journée pour JPMorgan qui a également dû faire face hier à un rapport accablant de 301 pages, rédigé par une commission d’enquête du Sénat américain concernant plus de 6 milliards de dollars de pertes de trading subies par la banque dans le cadre de l’affaire de la «baleine de Londres». Le rapport indique que son directeur général, Jamie Dimon, et son directeur financier, Doug Braunstein, ont «trompé les investisseurs» avant de «mentir aux enquêteurs».
Le distributeur affiche sa préférence pour le plan de restructuration présenté par son premier actionnaire. Il souhaite toutefois l’améliorer légèrement pour les créanciers et a besoin du soutien des banques.
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