La cour d’appel de Paris réduit à 100 millions d’euros la caution de HSBC Holdings
HSBC remporte une victoire partielle dans le dossier des soupçons de blanchiment de fraude fiscale par sa filiale suisse de banque privée. Alors que les juges d’instruction avaient fixé le cautionnement de HSBC Holdings, la maison mère londonienne, à 1 milliard d’euros payables d’ici au 20 juin, la cour d’appel de Paris a finalement ramené ce montant à 100 millions d’euros, selon des sources proches du dossier.
«HSBC Plc prend acte de la décision de la cour d’appel qui a partiellement fait droit à l’appel interjeté en avril 2015 et réduit le montant du cautionnement», a réagi le groupe.
Pour l’heure, les motivations de la chambre de l’instruction justifiant l’abaissement du cautionnement demeurent encore mystérieuses, et ne devraient être connues que dans les prochains jours. Le montant de 100 millions d’euros se rapproche en tous les cas de celui de 50 millions d’euros auquel a été soumise la filiale suisse du groupe, HSBC Private Bank, lors de sa mise en examen fin novembre concernant un éventuel blanchiment de fraude fiscale entre 2006 et 2007.
Début avril, l’enquête de la justice avait été étendue à la mise en examen de HSBC Holdings, pour «complicité de blanchiment de fraude fiscale aggravée». Les juges d’instruction avaient estimé que HSBC Holdings n’avait pas suffisamment contrôlé sa filiale, dont la fraude présumée porterait sur des montant estimés à environ 2,27 milliards d’euros, selon des sources interrogées par Reuters. Alors que le droit français limite une amende aux ressources de l’entité juridique en question, l’extension à la maison mère permettait donc de gonfler considérablement le cautionnement.
Selon des observateurs, HSBC Holdings pourrait désormais se tourner vers la Cour de cassation pour s’attaquer au reliquat, à l’instar d’UBS. Egalement impliquée dans le dossier, la banque suisse avait été condamnée à verser une caution de 1,1 milliard d’euros au niveau du groupe, ainsi que de 40 millions d’euros au niveau de la division française. Si la Cour de cassation avait finalement validé mi-décembre la caution de 1,1 milliard d’euros imposée à la maison mère suisse, en première ligne sur le dossier, il pourrait en aller différemment pour HSBC, qui conteste avoir eu connaissance des pratiques frauduleuses de sa filiale.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETI françaises trouvent leur salut à l’international
Le baromètre annuel de Bpifrance salue notamment la poursuite des investissements de transition et l’appropriation de l’IA par ce segment résilient d’entreprises. -
KNDS veut faire ses armes en Bourse sans mobilisation générale
Très attendue, la cotation du fabricant de chars franco-allemand devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Elle consistera uniquement en une cession de titres existants et les particuliers ne pourront pas y participer. -
L'ancien directeur financier de Pfizer rejoint Nike
David M. Denton rejoindra le fabricant sportif en tant que vice-président exécutif et directeur financier le 17 août prochain.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
DégelClimatisation : les zones d'ombre du plan du RN
Le RN veut faire de la climatisation sa réponse aux vagues de chaleur. Mais derrière le slogan, lancé depuis un an, le coût du dispositif, son périmètre exact et son financement font encore l'objet de discussions internes. Une conférence de presse est prévue début de semaine prochaine -
Présidentielle 2027Edouard Philippe en campagne au coin de la rue
Dans sa course à l'Elysée, le maire du Havre a décidé de prendre les chemins détournés. Il met en avant son écharpe tricolore plus que les trois années passées à Matignon. Ce qu'aucun de ses principaux concurrents ne peut faire -
Canicule : ces autorisations spéciales d'absence accordées à certains profs
Certains rectorats font preuve de souplesse pour les enseignants vulnérables aux chaleurs extrêmes