La Commission dévoile son plan contre le blanchiment
Le vice-président de la Commission européenne (CE), Valdis Dombrovskis, a présenté aujourd’hui un plan d’action de l’institution pour lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le Letton a notamment insisté sur l’importance de la mise en oeuvre effective des règles européennes comprises dans les 4e et 5e directives anti-blanchiment.
En février, la CE a lancé des procédures d’infraction à l’encontre de 8 pays n’ayant toujours pas transposé en droit national la 5e directive. « Nous continuerons les procédures d’infraction et nous irons plus loin », a promis Valdis Dombrovskis. La CE proposera ainsi un règlement reprenant des éléments des deux directives pour harmoniser les règles européennes au premier trimestre 2021.
Réflexions sur un superviseur européen
L’exécutif européen planche également sur la mise en place d’un superviseur européen. Celui-ci pourrait être l’Autorité bancaire européenne (EBA) ou une instance ad hoc, chargé du pouvoir de « supervision des superviseurs » ou de capacités d’action propres. « Si l’EBA est choisie, elle devra améliorer sa gouvernance » , a estimé Valdis Dombrovskis.
La Commission a lancé aujourd’hui une consultation sur ce futur superviseur. Elle fera une proposition concrète au premier trimestre 2021.
L’exécutif a par ailleurs publié une nouvelle méthodologie d’interaction avec les Etats tiers présentant des « déficiences stratégiques ». Bruxelles entend ainsi privilégier la coopération avec les gouvernements en préconisant des réformes dans la supervision plutôt que de les mettre directement sur sa liste noir. L’exécutif européen a enfin publié une liste mise à jour, de laquelle sortent six pays, notamment la Tunisie ou encore la Bosnie-Herzégovine.
Plus d'articles du même thème
-
Les données personnelles des actionnaires ne doivent pas être rendues publiques
Saisie par la Lettonie, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de préciser les limites de la transparence que peut exiger un Etat de l’Union. -
Les assureurs recherchent davantage de titrisations SRT
De nombreux assureurs montrent de plus en plus d’appétit pour les opérations de titrisation avec transfert de risque significatif (SRT), en proposant aux banques davantage de structures sans transfert préalable des fonds destinés à couvrir la garantie («unfunded»). Une pratique potentiellement plus risquée en cas de tensions systémiques. -
Le directeur financier de Malakoff Humanis quitte le groupe
Son départ à la retraite intervient alors que le groupe mutualiste fait face à une enquête préliminaire du Parquet national financier. Un recrutement est en cours.
ETF à la Une
Pictet AM débauche un responsable ETF chez J.P. Morgan
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
Corne d'abondanceEpargne : l'offensive des défenseurs du climat pour financer l'adaptation écologique
Comment financer l’adaptation au changement climatique ? La ministre de l'écologie Monique Barbut propose d'utiliser le livret A ; l'association WWF France préférerait l'assurance-vie -
Think againSi la France innovait, sa croissance doublerait
Aux Etats-Unis, l’investissement « numérique », c’est-à-dire dans la recherche dans l’intelligence artificielle, dans les data centers et dans les logiciels et ordinateurs achetés par les clients, a représenté 0,7 point de la croissance en 2025. En France, cet effet d’entraînement de l’investissement numérique n’a été que de 0,1 point selon l’Insee. La croissance française devrait se limiter à 0,7 % cette année, selon les prévisionnistes. En clair, calculez. Si la France mettait autant de capital que l’Amérique dans l’innovation, sa recherche et ses équipements, sa croissance doublerait (0,7 % + 0,7 %). -
Boîte à surpriseFacturation électronique : les propriétaires de locations meublées eux aussi concernés !
La réforme entrée en vigueur mardi 1er septembre ne s'adresse pas qu'aux entreprises, malgré le discours tenu par le gouvernement. Les loueurs de meublés doivent également être inscrits sur une plateforme dédiée