D’ici à 2025, le cœur de Londres ambitionne de devenir un hub mondial, en pointe dans le développement durable, pour les services financiers, professionnels et technologiques.
Publié le
Amandine Alexandre-Hughes, à Londres
Les autorités de la City veulent transformer certains bureaux en lieux de socialisation pour les employés.
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Photo UE / European Commission.
Le Covid-19 a tout mis sens dessus dessous au Royaume-Uni, y compris la City. Le cœur financier de Londres s’est vidé d’une bonne partie de ses salariés depuis la mi-mars. «Le Covid-19 a sérieusement perturbé les schémas de travail traditionnels et accéléré les changements technologiques», admet sobrement la City of London en préambule d’un rapport publié cette semaine.
Pour les dirigeants du Square Mile, pas question d’attendre que la vie reprenne son cours normal grâce à la commercialisation d’un vaccin. Dans un rapport de près de 70 pages, la City appelle les entreprises, les autorités britanniques et les universitaires à accélérer le tempo de l’innovation «pour assurer la reprise de Londres et du Royaume-Uni à moyen terme».
Pour «se réinventer» en moins de cinq ans, les autorités de la City misent sur la transformation partielle des immeubles de bureaux en lieux de socialisation pour les employés ainsi que l’installation de nouvelles entreprises dans le quartier financier londonien.
Réinvention des relations post-Brexit
Les autres grandes orientations fixées par le rapport concernent la décarbonation de l’économie du Square Mile, le recrutement de salariés noirs, de femmes et de personnes issues des minorités ethniques, la création de hubs pour les start-up ainsi que l’émergence d’écosystèmes qui favorisent les interactions entre secteurs.
L’accélération de la numérisation, hâtée par le Covid-19, est l’un des autres axes prônés dans ce rapport dense en propositions. La City prévoit «un rapprochement entre les services financiers et technologiques» ainsi qu’entre les services juridiques et technologiques.
Sur le secteur de la «lawtech», c’est-à-dire la technologie du droit, le Square Mile se vante d’être déjà en pole position. «Les investissements dans ce secteur ont presque triplé entre 2018 et 2019 et le Royaume-Uni concentre 44% de toutes les start-up dans ce domaine«, précise le rapport. Pour capitaliser sur cet avantage d’ici 2025, la City souhaite que «les services juridiques britanniques deviennent plus accessibles aux marchés internationaux grâce au numérique».
Cette «réinvention de la City» s’opérera dans le contexte de la «réinvention des relations»entre Londres et l’Union européenne, notent au passage les dirigeants de la City qui prient le gouvernement de maintenir «l’ouverture sur le monde qui a été la clé de voûte des succès historiques de Londres».
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