La cession de l’assurance vie asiatique d’ING suscite un large intérêt
Pas de doute, selon un banquier conseillant l’un des prétendants, il s’agit «d’une opportunité unique que beaucoup de directeurs généraux trouveraient difficile de laisser échapper». Objet de cette quête, l’activité d’assurance vie en Asie d’ING, mise en vente sous la pression de la Commission européenne.
La procédure, qui pourrait permettre au groupe néerlandais de services financiers de récolter entre 6,5 et 7 milliards de dollars selon Reuters (jusqu’à 5,5 milliards d’euros), est entrée dans une phase active avec la réception vendredi dernier des offres préliminaires. Le Financial Times de son côté mise sur 6 milliards de dollars, tandis que début mai, le patron d’ING Jan Hommen avait espéré faire monter les enchères en indiquant s’attendre à une valorisation d’au moins 8 milliards d’euros. Une douzaine de candidats auraient reçu une note d’information, encore peu détaillée, et une liste réduite pourrait être établie par ING avant la fin du mois. Le prix obtenu dépendra notamment de la décision finale d’ING de se séparer de son activité en un bloc ou en trois (Japon, Asie du Sud-Est, Corée du Sud).
Il semblait en tout cas en fin de semaine dernière, selon des sources concordantes, que le bal des prétendants devait faire salle comble. Si le Japon semble le moins attractif, Swiss Re estime que le rythme de croissance des primes d’assurance vie en Asie émergente devrait être proche du triple de la moyenne mondiale tant cette année (à 9,5%) qu’en 2013 (à 8,7%).
AIA, récemment introduit en Bourse par AIG et mastodonte du secteur dans la région, ferait partie des acteurs intéressés, tout comme les américains Manulife, Metlife et Prudential Financial, le canadien Sun Life, le suisse Zurich ou l’italien Generali. Sans oublier les sud-coréens KB Financial et Korea Life, étant donné la forte implantation d’ING sur leur marché domestique. Une poignée de fonds de private equity étudieraient le dossier, selon Reuters, dont JC Flowers.
ING doit encore rembourser à l’Etat néerlandais 3 milliards d’euros d’aides (sur les 15,2 milliards reçus initialement) ainsi qu’une prime de 50%. Outre l’assurance vie, le groupe met également en vente en Asie dans une procédure distincte sa gestion d’actifs, pour laquelle elle a reçu la semaine passée une dizaine de propositions allant de 500 à 600 millions de dollars.
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