La Caixa inaugure les entrées en Bourse de caisses espagnoles
La Caixa a fêté vendredi l’entrée en Bourse sans secousses de sa nouvelle banque, CaixaBank. Elle ouvre ainsi le bal de la poignée de caisses d'épargne qui doivent la suivre sur le parquet madrilène d’ici à mars 2012. Mais son bilan relativement solide de caisse qui n’a pas eu à solliciter d’aides publiques lui a permis d'éviter la tension entourant les IPO de Bankia et Cívica prévues le 20 juillet prochain.
Caixabank a dû assumer une décote d’environ 20% par rapport à sa valeur comptable. Sa capitalisation boursière, autour de 18 milliards vendredi, la place au dixième rang de la zone euro. L’enseigne compte 265,5 milliards d’euros d’actifs et récupère les 10,5 millions de clients de la caisse catalane plus que centenaire. Son ratio de fonds propres durs atteint 11%.
La nouvelle banque est née de la séparation des activités de La Caixa, qui a transféré ses activités financières et d’assurances, ainsi que les participations au capital de banques étrangères et des groupes espagnols Repsol et Telefónica, vers sa holding industrielle Criteria CaixaCorp, devenue CaixaBank. Les actifs immobiliers douteux ainsi que d’autres participations (Gas Natural, Abertis, Agbar) restent sous la gestion de La Caixa, qui maintient d’autre part son statut de caisse d'épargne et son œuvre sociale. Elle détient 81% de CaixaBank, qui comptera 630.000 actionnaires après la conversion d'1,5 milliard d’euros en obligations convertibles émises en juin.
L’agence Moody’s a remonté la note de CaixaBank jusqu'à Aa2 vendredi. Elle «pourrait être touchée par les problèmes potentiels de qualité des actifs et de liquidités qui pourraient apparaître au niveau de la société mère», nuance-t-elle cependant.
Les dirigeants des trois caisses basques, Kutxa, BBK et Vital, ont pour leur part signé un accord de fusion vendredi qui se maintiendra même si l’une d’entre elles décide de s’en décrocher. La nouvelle banque affichera 75 milliards d’euros d’actifs et un ratio de fonds propres durs de 12,8%.
La caisse d'épargne méditerranéenne CAM, elle, a demandé vendredi au fonds public de restructuration du secteur (Frob) de lui verser 1 milliard d’euros d’aides sous forme de prêts sur les 2,8 milliards d’euros dont elle a besoin pour se recapitaliser. Il s’agirait pour la caisse de toucher ainsi des aides autorisées sous la première version du Frob mais qui ne sont plus versées que sous forme de prise de participation depuis mars.
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