La BoE pense que les banques britanniques peuvent résister à un hard Brexit
Le système bancaire britannique est suffisamment robuste pour résister à un Brexit désordonné, vient d’indiquer la Banque d’Angleterre (BOE) dans son rapport sur la stabilité financière et les résultats de tests de résistance menés auprès des banques du Royaume-Uni. Selon la BoE, aucune banque britannique n’a besoin de lever des fonds propres à l’issue des tests de résistance.
La BoE estime que le scénario du pire, c’est-à-dire un Brexit sans accord, conduirait à court terme à un recul de 8% du PIB, à un taux de chômage de 7,5% et à une inflation de 6,5%.
Plus tôt dans la journée, un rapport du gouvernement britannique avait reconnu que le Brexit aura un impact négatif sur l'économie du Royaume-Uni quelle que soit sa forme.
Une sortie sans accord réduirait le produit intérieur brut (PIB) de 6,3% à 9% en 15 ans. L’accord validé par l’Union européenne et que la Première ministre Theresa May soumettra au vote des parlementaires britanniques le 11 décembre conduirait pour sa part à une réduction du PIB de 0,1% à 1,3% en 15 ans, par rapport à ce qu’il aurait été si le Royaume-Uni était resté membre de l’UE. Ces prévisions sont établies en prenant en compte l’absence de barrières commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE et sont le scénario comportant l’impact le moins important sur l'économie britannique.
Le rapport montre que les coûts économiques du Brexit sont extrêmement sensibles à l'étendue des éventuelles barrières commerciales et migratoires entre les deux partenaires, qui restent encore à déterminer. Dans le cadre de l’accord actuel sur le Brexit, le PIB serait pénalisé à hauteur de 3,9% en 15 ans en cas de barrières commerciales plus élevées et en l’absence de nouveaux travailleurs européens.
Le régulateur boursier au Royaume-Uni, la Financial Conduct Authority (FCA), doit publier jeudi son analyse sur l’impact du Brexit sur les marchés financiers.
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