Knight Capital cherche une piste qui lui permettrait de rester indépendant
Knight Capital cherche une porte de sortie. Luttant pour sa survie, suite à une perte de trading de 440 millions de dollars équivalent à près de deux fois ses revenus pour son deuxième trimestre, la société responsable d’environ 10% du volume des actions américaines traitées sur le marché est en pleines négociations avec des repreneurs éventuels qui lui garantiraient toutefois de conserver son indépendance, selon les dernières sources relayées par la presse anglo-saxonne. Une équation difficile à négocier. L’action de Knight Capital a certes repris 57% vendredi pour clôturer à 4,05 dollars, après un plus bas de 2,33 dollars atteint jeudi, mais reste encore 10 dollars en dessous de son cours d’avant bug.
«Il existe de nombreuses interrogations concernant sa liquidité. A-t-elle assez de réserves pour assurer le règlement des opérations de lundi?» s’interroge Patrick O’Shaughnessy, analyste chez Raymond James & Associates. Il ajoute en outre que Knight Capital, conseillé par Sandler O’Neill & Partners, doit «trouver soit quelqu’un qui investisse du capital dans la société, soit quelqu’un qui rachète purement et simplement la société de plein droit».
Citadel et KKR auraient ainsi jeté l’éponge durant le week-end, selon Bloomberg. CNBC faisait état hier d’une injection de capital de 400 millions de dollars de la part d’un consortium conduit par ses partenaires Getco et TD Ameritrade. Une opération qui serait dans l’intérêt des deux sociétés qui ont des opérations exclusives de compensation avec Knight Capital. Le consortium proposerait de convertir de la dette en actions au prix unitaire de 2,50 dollars, diluant du même coup les actionnaires actuels du courtier.
Des rumeurs avaient indiqué vendredi que Goldman Sachs aurait conclu un accord avec Knight Capital mercredi dernier qui lui permettrait de dénouer ses positions, ce qui avait permis le rebond des actions du courtier vendredi. Goldman Sachs reprendrait ainsi les valeurs achetées par erreur par Knight lors du bug avec une décote et apporterait en échange la liquidité nécessaire pour déboucler ses positions. Malgré cela, nombre de clients de Knight, tels que le gestionnaire d’actifs Vanguard ou le courtier E*Trade, auraient décidé de suspendre leurs opérations avec lui. Fitch a jugé que l’exposition des grosses contreparties cotées de Knight était «modérée et gérable».
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