JPMorgan publie son code de bonne conduite
A la veille du changement d’année, JPMorgan a rendu publique sa liste de bonnes résolutions. Après Goldman Sachs il y a presque quatre ans, la première banque américaine a publié le 19 décembre un code de bonne conduite qui détaille ses pratiques et mentionne des changements actés ou à venir pour les améliorer. Le document de près de 100 pages sobrement intitulé: «Comment nous travaillons: le rapport» («How we do business: the report» ) a été élaboré suite à une requête d’investisseurs, les Sœurs de charité de Sainte Elizabeth, membres de l’ICCR (Interfaith Center on Corporate Responsability). Cette association a adressé ses recommandations à la banque après l’avoir fait avec Goldman Sachs et entend se tourner vers Bank of America et Wells Fargo.
JPMorgan se livre à un mea culpa pour expier ses fautes. «Dans certains cas, les contrôles ont été un peu légers et dans d’autres la banque n’a tout simplement pas été à la hauteur de ses principes», avoue le texte alors que la banque a été impliquée ces dernières années dans des scandales à répétitions et dans de nombreuses procédures judiciaires dont certaines sont encore en cours, concernant le Libor et le marché des changes. JPMorgan promet de renforcer ses procédures de gestion des risques. Elle aurait dépensé 2 milliards de dollars de plus en 2014 qu’en 2012 pour les contrôles et la régulation. Elle entend aussi devenir plus transparente avec les régulateurs.
Banquiers et traders reconnus fautifs perdront à l’avenir une partie de leur rémunération. 100 millions de dollars auraient été récupérés auprès de personnels impliqués dans l’affaire de la «Baleine de Londres» qui a occasionné une perte de 6,2 milliards de dollars à JPMorgan suite à des prises de positions risquées sur des dérivés de crédit. Une affaire qui n’a pas empêché la banque et son directeur général, Jamie Dimon, d’œuvrer activement pour saboter une partie de la loi Dodd-Frank qui pénalisait leurs activités de dérivés, quelques jours avant la publication de ce rapport plein de bonnes intentions.
«Nous nous réservons le droit de réduire les primes promises cette année», indique aussi le rapport, qui promet une meilleure gouvernance. Les détenteurs des plus hauts postes seront contraints de détenir entre 200.000 et 400.000 actions, et le PDG un million. Ils ont six ans pour se conformer à cette mesure les associant davantage aux prises de risques.
Plus d'articles du même thème
-
MSCI donne un sursis à l’Indonésie
Le fournisseur d’indices a reporté sa décision de déclassement en marché frontière de la première économie d’Asie du Sud-Est à novembre, dans l’attente d’évaluer les mesures prises par Jakarta. MSCI a par ailleurs décidé d’accorder le statut de marché frontière à la Bulgarie et laisse la Corée du Sud chez les émergents. -
«Sur le rapport Draghi, le plus dur reste à faire», alerte l'Institut Montaigne
Selon le think tank libéral, si 30 % des recommandations du rapport Mario Draghi ont été appliquées, moins de 5 % des réformes les plus substantielles l'ont été. -
Le baromètre Micron rassure les marchés sur la demande liée à l’IA
Le fabricant américain de puces mémoire Micron a publié mercredi soir des résultats trimestriels et des prévisions records. Il est un des grands gagnants des pénuries de puces mémoire HBM, ayant engrangé à ce titre plusieurs contrats pluriannuels.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Italie, Allemagne et Portugal : comment se débrouillent nos voisins face à la dette ?
Alors que la dette de la France atteint des sommets, la Cour des comptes a consacré un chapitre de son dernier rapport à la manière dont l'Italie, le Portugal et l'Allemagne ont récemment consolidé leurs finances publiques -
InsoucianceComment le piège de la dette se referme sur la France
Le risque de l'étouffement par surendettement menace désormais le pays. En quelques années, le discours des économistes s'est radicalement retourné sous l'effet de la remontée en flèche des taux d'intérêt. Trop tard ? -
Nouvelle réalitéLes pays du Golfe tentent l'apaisement avec Téhéran
L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou encore le Qatar multiplient les initiatives pour restaurer les liens avec leur rival iranien