John McFarlane dévoile ses priorités pour Barclays
Connu pour son franc-parler et son dynamisme, John McFarlane, le tout nouveau président de Barclays, n’a pas perdu son temps. A peine l’assemblée générale des actionnaires de la banque était-elle terminée hier à Londres que l’établissement financier publiait une lettre envoyée par le nouveau président aux actionnaires. Cet écossais de 67 ans, qui a succédé hier à Sir David Walker, a ainsi fermement déclaré qu’il était nécessaire de continuer à faire évoluer la stratégie de la banque «afin de coller à l’air du temps et de conserver toute limpidité dans la proposition que nous sommes en train de construire».
Selon John McFarlane, Barclays doit ainsi poursuivre la restructuration de ses entités légales au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, la réduction de ses actifs dans la division non-core, mais aussi atteindre les niveaux de capitaux fixés. Le nouveau président a également indiqué que la banque devait repositionner et améliorer les segments de ses activités qui ne généraient pas un rendement suffisant. La banque d’investissement est ici visée. «Nous devons nous assurer que Barclays devienne une proposition d’investissement attractive. A l’heure actuelle, nous continuons à traiter en dessous de notre valeur comptable et avec un niveau de dividende inférieur à celui que nous souhaiterions», a-t-il indiqué.
Doté d’une expérience de plus de 40 ans dans les services financiers, John McFarlane a travaillé dans le passé pour Citigroup et StanChart avant de diriger ANZ en Australie pendant dix ans. Plus récemment, il s’est fait remarquer chez l’assureur Aviva où il a occupé le poste de président exécutif après la démission forcée du directeur général Andrew Moss en 2012. Sous sa direction, l’action de l’assureur a presque doublé.
Chez Barclays, les attentes de redressement restent fortes : orchestré par son directeur général Antony Jenkins depuis deux ans, le plan de transformation de la banque est loin d’être achevé. Lors de l’assemblée générale, ce dernier a promis que le groupe allait faire cette année des progrès «significatifs» dans le règlement de ses litiges avec les autorités. Antony Jenkins faisait ainsi notamment allusion à l’enquête en cours sur les manipulations des taux de change.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
Les incendies en Gironde illustrent l’écart entre pertes réelles et pertes assurées
Si les risques pour les particuliers ont concentré l’attention, les effets des incendies sur le tissu économique et touristique risquent d’être aussi lourds que durables pour la région. Les pertes réelles devraient largement dépasser les pertes assurées. -
LVMH renoue avec la croissance dans la mode et la maroquinerie
Les ventes de la principale division du géant du luxe ont retrouvé le chemin de la croissance organique au deuxième trimestre.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Dans la courseA 100 jours des midterms américaines, la reconquête démocrate n'est pas gagnée
Porté par l’impopularité de Donald Trump et l’inquiétude autour du pouvoir d’achat, le Parti démocrate fait la course en tête dans les sondages. Mais entre désavantage financier, découpage électoral défavorable et divisions internes, la route vers la majorité au Congrès reste semée d’embûches -
Lance-flammesIncendies : pour Marine Tondelier, les « pyromanes » sont aussi au gouvernement
La leader des Ecologistes a appelé Emmanuel Macron à convoquer une réunion de crise en « format Saint-Denis », avec les chefs de parti et les présidents des groupes parlementaires -
PolycriseMégafeux : branle-bas de combat pour les entreprises
Face à la situation en Gironde, l’urgence économique s’installe, 13 000 entreprises étant coupées du monde et obligées de recourir au système D. L'Etat priorise l'énergie et la question des indemnisations