ING profite du rebond de ses résultats pour rembourser l’Etat néerlandais
ING franchit une nouvelle étape dans son objectif de s'émanciper de l’Etat néerlandais d’ici le mois de mois de mai 2012. Le bancassureur a annoncé hier son intention d’exercer son option de rachat anticipé de titres core tier one le 13 mai prochain, ce qui lui permettra de rembourser 3 milliards d’euros supplémentaires aux pouvoirs publics. «Le rachat de 200 millions d’actions (...) a une valeur nominale de 2 milliards. Le paiement total atteindra 3 milliards et comprendra une prime de remboursement de 50%», a indiqué le groupe dans son communiqué.
Au total, l’établissement financier aura ainsi remboursé 7 milliards d’euros sur les 10 milliards que lui avait prêtés l’Etat néerlandais en octobre 2008 dans le cadre d’un plan de sauvetage du système bancaire de 40 milliards d’euros qui avait aboutit à la nationalisation d’ABN Amro et à la recapitalisation d’ING, d’Aegon et de SNS Reaal. ING avait payé une prime de 660 millions d’euros lors de son premier versement de 5 milliards en décembre dernier.
«Le fort rebond des activités de la banque en 2010 nous a permis d’accélérer le rachat des titres core tier one» indique le groupe. Il précise que cette opération devrait coûter 90 points de base au ratio de fonds propres durs, de 9,6% à la fin de l’année 2010, mais qui devrait donc se maintenir à un niveau supérieur au seuil des 8,5%. La banque a réussi à redresser sensiblement ses résultats l’année dernière en dégageant un bénéfice net de quelque 3,22 milliards d’euros en 2010, alors qu’elle était en perte nette de 935 millions d’euros en 2009.
Le groupe poursuit par ailleurs sa politique de désengagement de ses activités non rentables ou non stratégiques pour se conformer aux exigences de Bruxelles. Sa branche immobilière, ING Reim, a ainsi été cédée pour 770 millions d’euros, et ses activités d’assurance en Europe et en Asie d’un côté, et aux Etats-Unis de l’autre devraient être chacune introduites en Bourse. Les activités immobilières d’ING ont fortement pesé sur son activité au cours de ces dernières années, et l’activité assurance a enregistré 975 millions d’euros de dépréciations d’actifs aux Etats-Unis suite à la fermeture des activités d‘épargne-retraite pour un résultat avant impôt de cette activité déficitaire de 519 millions d’euros.
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