ING n’exclut pas une cession en plusieurs morceaux de son assurance en Asie
«Le processus de vente de nos activités d’assurance et de gestion de placements en Asie est en bonne voie», a assuré hier le directeur général d’ING, Jan Hommen. Pour autant, la banque néerlandaise, dont les résultats du deuxième trimestre sont moins bons que prévu avec une chute de 22% à 1,17 milliard d’euros du bénéfice net, pourrait morceler la division pour faciliter sa cession et en obtenir un meilleur prix. Jan Hommen s’est refusé à donner des précisions sur les candidats et sur le processus d’enchères, mais il a admis que ces actifs asiatiques seraient probablement vendus petit à petit: «Vous verrez certaines activités partir plus vite que d’autres, des coentreprises prendre plus de temps (à être vendues)». Le groupe n’a pas souhaité se prononcer sur le produit qu’il compte retirer de ces cessions, mais les différents actifs totalisent une valeur comptable de 6,3 milliards d’euros. La cession est impérative. ING doit rembourser l’aide publique de 10 milliards d’euros obtenue de l’Etat néerlandais lors de la crise financière de 2008.
Selon une source proche de l’opération citée par Reuters, l’assureur canadien Manulife et AIA, numéro trois du secteur en Asie, seraient toujours prêts à racheter l’intégralité des activités d’assurance d’ING en Asie. Mais leurs offres auraient été jugées insuffisantes par le groupe néerlandais. L’issue la plus probable des discussions serait donc une fragmentation des actifs concernés en trois segments ‑Asie du Sud-Est, Corée du Sud, Japon‑, une stratégie qui pourrait faire grimper les recettes totales tirées de leur cession tout en accélérant le processus. Ces cessions doivent être couplées avec une mise en Bourse à terme des activités assurance en Europe et aux Etats-Unis.
En attendant, ING travaille «pour ôter le risque du portefeuille d’investissement de la banque». Le groupe prévoit de réduire un peu plus son exposition à l’Espagne. Celle-ci était de 41,1 milliards d’euros fin mars. Elle a été ramenée à 34,9 milliards. Mais ces efforts lui ont coûté 234 millions d’euros, dont 156 millions ont été comptabilisés au deuxième trimestre. «Nous pensons que d’autres mesures seront nécessaires dans les prochains trimestres et que le portefeuille d’actifs immobiliers devra être nettoyé», estiment toutefois les analystes de Kepler.
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