HSBC poursuit sa cure mondiale d’amincissement en délaissant le Panama
HSBC maintient le cap de la réallocation de ressources vers les marchés jugés les plus prometteurs, dans le cadre d’une politique de rigueur pilotée depuis deux ans par le directeur général Stuart Gulliver. En témoigne la cession annoncée mardi des activités de la banque britannique (banque, courtage, gestion d’actifs et assurance) au Panama à Bancolombia pour 2,1 milliards de dollars, en numéraire. Ce montant représente le triple de la valeur nette comptable des actifs (pour un portefeuille de 5,7 milliards de prêts et de 5,8 milliards de dépôts). Les parties espèrent finaliser la transaction au troisième trimestre.
Antonio Losada, le patron de HSBC pour l’Amérique latine, a souligné qu’il s’agissait de la quarante-sixième opération de vente ou de fermeture d’activités dans le monde depuis le lancement du plan stratégique en mai 2011. Chirantan Barua chez Bernstein Research, qui salue la conformité de la cession au Panama avec le souhait de HSBC de délaisser les marchés périphériques, reste pourtant sur sa faim. L’analyste s’interroge sur l’utilisation du fruit de ces ventes à travers le monde: si la banque ne sait qu’en faire, «à quand le retour aux actionnaires?»
HSBC se félicite de pouvoir désormais concentrer ses efforts sur les trois marchés cibles de la zone que sont le Brésil, le Mexique et l’Argentine. Au premier semestre 2012, le Panama, où la majeure partie de l’activité est issue du rachat du groupe bancaire local Banistmo en 2006, a contribué à hauteur de 6% environ des résultats de HSBC dans la région. Le Brésil était sur cette période le quatrième pays le plus important au monde pour HSBC en termes de bénéfice imposable.
La présence dans la zone avait déjà été fortement réduite l’an passé par le biais de deux transactions, celle de sortie de Colombie, du Pérou, du Paraguay et d’Uruguay au bénéfice de Banco GNB Sudameris pour 400 millions de dollars et celle de vente au Costa Rica, au Salvador et au Honduras au profit de Banco Davivienda pour 800 millions. Ces deux acquéreurs sont également des établissements colombiens. L’acquisition au Panama confirme ainsi la vitalité internationale des banques du pays, après également le rachat en 2011 pour 3,9 milliards des activités régionales d’ING par Grupo de Inversiones Suramericana. Carlos Raul Yepes, le directeur général de Bancolombia, a prévenu mardi que son groupe restait à l’affût d’acquisitions.
Plus d'articles du même thème
-
Le fil des négociations n’est pas rompu entre Washington et Téhéran
Après avoir rejeté durant le week-end le plan iranien destiné à rouvrir le détroit d’Ormuz, Donald Trump s’attend à une poursuite des discussions cette semaine. -
«La correction sur les taux nous paraît excessive»
Mikaël Pacot, responsable Investissements Souverains et SSA chez BNP Paribas AM. -
«Nous demeurons constructifs sur les marchés actions»
Valentin Bissat, chef économiste et stratégiste senior chez Mirabaud AM
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Sénatoriales : pour la première fois, le RN aura un groupe au Sénat
Associé à l'UDR d'Eric Ciotti, le Rassemblement national est sur le point de diriger un groupe au Sénat. Une première dans l'histoire du parti -
Lignes rougesRussie – Europe : l’étrange et inquiétante escalade
Face à des attaques hybrides russes de plus en plus affirmées, les Européens sont parfois pris au dépourvu. Ils planchent toutefois sur des modes collectifs de riposte -
EditoLa France au révélateur de la Léonmania
Que dit de notre pays l'incroyable succès de la visite du pape Léon XIV à Paris ?