HSBC met un terme aux négociations avec Old Mutual pour l’acquisition de Nedbank

La banque britannique n’a pas motivé sa décision, qui pourrait laisser le champ libre à Standard Chartered, intéressée par le marché sud-africain
Antoine Landrot

L’Afrique a beau être présentée depuis quelques années comme le continent d’avenir par de nombreux financiers et investisseurs, elle peut encore susciter des réticences. La banque britannique HSBC a mis un terme aux négociations avec Old Mutual portant sur l’acquisition de Nedbank.

L’assureur anglo-sud-africain, qui détient 52% du quatrième établissement sud-africain, était en négociation exclusive avec HSBC depuis le mois d’août. Cette dernière devait également lancer une offre sur les actionnaires minoritaires de Nedbank à hauteur de 18% de son capital. Elle aurait déboursé huit milliards de dollars au total (5,7 milliards d’euros). La période d’exclusivité prenait fin aujourd’hui.

L’établissement britannique n’a absolument pas motivé sa décision dans son communiqué très succin, diffusé vendredi. «Les raisons du retrait de HSBC n’ont pas été révélées à Old Mutual mais, pour autant que le sache Old Mutual, elles ne sont pas liées à la moindre conclusion défavorable durant la période de consultation des comptes par HSBC», explique l’assureur dans un communiqué. Son titre a été sanctionné de 4,75% en Bourse vendredi.

Le Financial Times, qui avait révélé l’affaire vendredi matin, évoquait la piste de certains risques de crédit. «Nedbank a bâti son activité de détail très vite et en conséquence a constitué d’importantes provisions dans ce segment, souligne Daniel Tabush, analyste de CLSA, cité par Reuters. Toutefois, la situation des provisions s’améliore.»

HSBC précise malgré tout qu’elle reste engagée envers le marché sud-africain et la croissance de son activité dans ce pays. Il n’en reste pas moins que cet échec est un frein à son développement. L’une de ses compatriotes et néanmoins plus féroce concurrente en Asie, mais aussi en Afrique, Standard Chartered, pourrait en profiter.

Standard Chartered, qui vient de lever 3,3 milliards de livres sterling (3,8 milliards d’euros), a donc le champ libre pour peu qu’elle vise Nedbank. Déjà citée comme repreneur potentiel avant la signature de l’accord de négociations exclusives entre HSBC et Old Mutual, elle n’a jamais confirmé son intérêt. Mercredi dernier, son directeur général Peter Sands avait démenti que l’augmentation de capital visait à financer une acquisition d’envergure.

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