HSBC France va aligner ses coûts sur les standards du marché
HSBC France met l’accent sur l’efficacité. Dans la foulée du groupe, qui a annoncé mi-mai un plan à 2014, la filiale française a dévoilé à son tour une stratégie qui s’inscrit dans la continuité de celle menée depuis 2005. «La France se voit confortée comme l’un des six pays majeurs du groupe aux côtés du Royaume-Uni, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Chine et de l’Inde», rappelle Christophe de Backer, directeur général d’HSBC France. Paris, qui a dégagé en 2010 un résultat avant impôt de 490 millions d’euros, doit cependant améliorer son efficacité opérationnelle. «Le groupe veut que nous soyons dans les standards du marché français», explique le dirigeant.
La filiale affiche aujourd’hui un coefficient d’exploitation de 71%, et même au-delà dans la banque de détail. Elle devra le ramener à 63% en 2014, au-dessus de l’objectif que sa maison mère s’est fixé à l’échelle mondiale (de 48% à 52%) mais dans la moyenne du marché français.
Pour ce faire, 672 postes en net seront supprimés au cours de la période, sur un total d’environ 10.000 collaborateurs. Les coupes porteront pour l’essentiel dans la banque de détail et sur les fonctions supports, même si 25 créations d’agences sont prévues d’ici à 2015. Sans départs contraints ni plan social, HSBC espère couvrir ces réductions de postes grâce aux départs naturels et à un plan de départ en préretraite. En parallèle, le budget formation doit augmenter de 50% pour permettre à 1.500 collaborateurs de se tourner davantage vers la vente. «L’idée est d’avoir une croissance des revenus avec des coûts fixes stables», résume Matthieu Kiss, le directeur financier.
L’orientation vers la clientèle patrimoniale et les entreprises, elle, ne change pas. Le groupe va recentrer sa gestion privée sur les patrimoines supérieurs à 3 millions d’euros (L’Agefi Quotidien du 7 juin). Côté entreprises, les trois centres d’affaires dont HSBC dispose en région parisienne seront spécialisés par taille, et une offre de crédit-bail sera proposée en 2012. Auprès des particuliers, l’accent est mis sur la collecte d’épargne, et comme la banque l’a fait depuis trois ans, le crédit immobilier sera réservé aux clients existants ou qui peuvent apporter des dépôts. Tout ceci doit permettre d’abaisser le ratio de prêts sur dépôts d’HSBC France, qui est de 133% avec un déséquilibre surtout marqué chez les particuliers. En revanche, aucun objectif de revenu ou de résultat n’est communiqué.
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