Groupama œuvre à la réduction de sa poche actions en cédant ses titres Bolloré
Alors qu’il détenait encore 4,31% de Bolloré au 30 juin 2011, Groupama a annoncé la cession du solde de sa participation, chiffrée à 3,10%. Au cours de clôture de l’action hier soir – 156,75 euros – l’opération est estimée à environ 121 millions d’euros. Le titre Bolloré a progressé de 3,47% depuis le début de l’année.
L’assureur mutualiste, qui vise une marge de solvabilité de 140% à fin 2014 (contre 107% fin 2011 en données proforma), poursuit ainsi le ménage dans ses actifs. Il détenait au 31 décembre dernier un portefeuille composé en grande majorité d’obligations (66,9%), devant les actions (12,8% contre 15,9% un an auparavant) et l’immobilier (8,1%).
Philippe Picagne, professeur d’université et responsable de la recherche assurance chez CreditSights, estimait récemment dans L’Agefi Hebdo que cette exposition de 12,8% aux actions «reste trop élevée, notamment dans la perspective de Solvabilité 2». Il évalue le besoin de capitaux entre 3 et 4 milliards d’euros.
Alors qu’il affichait des moins-values latentes de 1 milliard d’euros en fin d’année, le portefeuille global présentait au 1er mars 1,9 milliard d’euros de plus-values latentes. Une évolution redevable en partie au redressement du portefeuille actions, passé en l’espace d’un trimestre de 700 millions d’euros de moins-values à 300 millions d’euros de plus-values.
Outre Bolloré, Groupama détient des participations stratégiques dans Société Générale, Veolia, Mediobanca, OTP Bank ou encore Eiffage, et de moindre envergure dans Lagardère et Saint-Gobain. «Elles [les participations stratégiques] n’ont pas vocation à rester éternellement dans le bilan de Groupama», reconnaissait le mois dernier Thierry Martel, directeur général de Groupama.
Hormis ses participations financières, l’assureur tente dans le même temps de céder certaines de ses activités. La cession de Gan Eurocourtage rencontre ainsi des difficultés. Selon le FT Deutschland, l’assureur allemand Allianz aurait proposé moins de 200 millions d’euros pour la filiale de courtage, alors que le mutualiste espérait lever entre 600 et 700 millions d’euros via cette cession. Groupama travaille en parallèle sur les dossiers Groupama UK, Proama (Pologne) et Groupama Private Equity.
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