Groupama poursuit ses efforts financiers en cédant sa part d’Eiffage
Groupama a annoncé hier soir le succès du placement privé auprès d’investisseurs institutionnels de sa participation au capital d’Eiffage. Une opération dont le lancement avait été dévoilé quelques heures auparavant. L’opération a concerné précisément 6.004.030 actions représentant quelque 6,5% du capital du groupe de BTP et de concessions. L’assureur a précisé que le produit de ce placement, dirigé par Goldman Sachs en qualité de seul teneur de livre, s’élève à environ 250 millions d’euros.
Groupama se targue de pouvoir ainsi, «dans des conditions de prix favorables», poursuivre le «rééquilibrage de son portefeuille d’actifs». Le titre a certes progressé de 30% depuis le début de l’année 2013, après avoir bondi de 79% l’an passé. Groupama n’avait pas caché l’an dernier son souhait de céder cette participation dès lors que le cours aurait retrouvé des couleurs. Eiffage a pour principaux actionnaires ses salariés avec 27% du capital, devant le Fonds stratégique d’investissement (FSI), avec 20%, et la holding Eiffaime (les cadres du groupe, avec 8%).
Le vendeur tient à préciser que la décision de sortie du capital d’Eiffage «ne reflète en rien une appréciation de la stratégie ou de la gestion d’Eiffage». Groupama se doit en effet de porter ses efforts sur l’amélioration de sa structure financière. Le groupe avait dans ce contexte déjà cédé à la mi-août, il y a quelques semaines seulement, sa participation au capital de la Société Générale, retirant de l’opération un montant voisin de 517 millions d’euros.
Contraint à l’automne 2011 d’engager une lourde restructuration pour renforcer sa solvabilité, Groupama est redevenu bénéficiaire au premier semestre, après deux exercices consécutifs de pertes en 2011 et 2012, grâce notamment à des cessions d’actifs. La cession des actions Eiffage permettra de renforcer les marges de manœuvres financières et de réduire l’exposition aux risques de marché, a souligné Groupama hier, en qualifiant l’opération de «nouvelle étape dans la stratégie de performance» du groupe.
Côté Eiffage, l’actionnariat reste solide. Seule «préoccupation» comme le souligne Le Figaro, le FSI n’a pas vocation à demeurer dans le tour de table. A terme, un successeur devra être déniché. «Mais il reste un peu de temps pour trouver une solution», souligne le quotidien.
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