Groupama a redressé sa rentabilité opérationnelle l’an dernier
Groupama a soigné sa rentabilité technique l’an dernier. Sur fond d’une poursuite de la baisse des coûts (-102 millions d’euros), le groupe mutualiste a dégagé un résultat opérationnel économique, c’est-à-dire issu de ses métiers, de 129 millions d’euros contre 10 millions en 2013. Qualifié de «prudent», le niveau de réalisation des plus-values a été divisé par deux pour représenter un montant de 219 millions d’euros. Le bénéfice net ressort à 257 millions d’euros (-9%).
Groupama souligne que cette efficacité technique a reposé sur un «développement choisi». Dans l’assurance dommages en France, la croissance de l’activité a été supérieure à celle du marché (+2,3% contre +1,5%). A 99%, le ratio combiné surperforme d’un point de pourcentage celui estimé par la FFSA pour l’ensemble du secteur. Dans l’assurance de personnes, le chiffre d’affaires décline de 5,2% en France. «Nous avons limité la production d'épargne en euros pour avoir un mix plus équilibré» au profit des unités de comptes (UC), moins coûteuses en fonds propres en normes Solvabilité 2, explique Thierry Martel, directeur général du groupe.
La part des UC dans la collecte épargne retraite de Groupama Gan Vie ressort ainsi à 29,4%, contre 22,2% en 2013. Un travail de transformation a également été mené sur les encours. Au total, le groupe affiche une décollecte nette de 1,3 milliard d’euros (+300 millions sur les UC et -1,6 milliard sur les fonds euros). En revanche, l’activité d’assurance de personnes a été particulièrement dynamique à l’international (+28,9%). Le chiffre d’affaires global en assurance s’inscrit à 13,35 milliards d’euros, en progression de 0,2%.
Remis sur de bons rails, Groupama peut-il se rêver en groupe diversifié qui associerait CNP Assurances, un spécialiste de l’assurance-vie? Un scénario déjà évoqué à l’automne dernier, mais démenti par les intéressés. Thierry Martel est revenu hier sur cette option, tout en précisant qu’aucune discussion n'était engagée actuellement. «Il y a aujourd’hui beaucoup de questions que se pose la CNP à un moment où, par ailleurs, arrive Solvabilité 2, qui favorise les groupes de grande taille, et surtout les groupes diversifiés», estime le directeur général de Groupama. «Est-ce que Groupama est disponible pour participer à ces réflexions? Je dirais que nous n’avons rien contre», ajoute-t-il. Et de conclure: «La balle n’est pas dans notre camp».
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