«Gras Savoye dispose d’un réservoir de croissance fort en région»
L’AGEFI : Quel est l'état d’avancement de la réorganisation du groupe en France ?
FRANCOIS VARAGNE : Notre plan de réorganisation sera complètement finalisé au terme du premier semestre. Compte tenu des départs naturels, des départs volontaires de substitution et des reclassements hors périmètre du plan, le nombre de licenciements contraints a été réduit à 160, sur les 234 suppressions de postes annoncées. Dans l’activité de gestion, des tâches à basse valeur ajoutée que sont le traitement des appels entrants et la numérisation des courriers ont été externalisées. Cette nouvelle organisation des plates-formes de gestion nous permet notamment de préparer le développement futur de Gras Savoye.
Comment s’est développée l’activité l’an dernier ?
Notre chiffre d’affaires à périmètre équivalent progresse de 1,1% par rapport à 2012. La croissance s'établit à 5,6% pour la branche assurances collectives de personnes. Pour la partie non vie, qui souffre d’une attrition en volumes et en prix, la situation est plus contrastée: l’activité dommages aux biens et RC marque un léger repli, tandis que l’assurance des flottes automobiles augmente de 6,5%. Globalement, le marché IARDT affiche une baisse de 1,4% du chiffre d’affaires, marqué par la multiplication des appels d’offres sur les grands comptes. Sur le plan de de la profitabilité, notre cash flow opérationnel devrait progresser de 25% cette année comparé à l’an dernier.
Comment comptez-vous soutenir votre croissance ?
Le réservoir de croissance existe sur les grands comptes, en région et à l’international. Il reste fort en région, en particulier sur les marchés de la santé publique et privée. Nous observons avec attention les entreprises de courtage locales dans la perspective d’acquisitions directes. Nous venons de réaliser une opération dans l’Est et nous en préparons une autre dans la région Nord. Notre développement passera aussi par l’international où nous avons de grandes ambitions, en particulier en Afrique de l’Est et au Moyen-Orient.
Willis, actionnaire à 31,8%, dispose d’une option d’achat en 2015. Va-t-il l’exercer ?
Ce qui était une option devient une forte présomption. Nous avons accru depuis un an notre collaboration avec Willis sur les grands comptes et la coordination internationale. Nous sommes des partenaires très proches même si chacun garde son autonomie de décision.
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