Generali installe sa nouvelle gouvernance
Le directeur général de Generali, Giovanni Perissinotto, aurait préféré une solution interne «méritocratique». Finalement, c’est à un manager externe qu’il a choisi de confier toutes les activités d’assurance italienne du groupe, en proposant lors du comité exécutif de vendredi le nom de Paolo Vagnone (47 ans). Ingénieur de formation, après une expérience comme consultant stratégique chez McKinsey, ce turinois plonge dans le monde de l’assurance en 1997, en occupant différents postes de responsabilité chez RAS, à l’époque la compagnie d’Allianz en Italie, dont il devient le DG de 2005 à 2007. Depuis, il a laissé l’assurance pour s’activer dans le secteur du private equity au sein du groupe américain Fortress, dont il gère les investissements italiens.
Sa nomination, qui doit être formalisée lors du conseil d’administration de jeudi, constitue un passage essentiel dans la mise en place de la nouvelle gouvernance de Generali, d’autant que l’Italie représente plus d’un tiers des profits de la société. Fin septembre, le résultat opérationnel du groupe dans la Péninsule s’élevait à 1,34 milliard d’euros (3,19 milliards pour l’ensemble du groupe). «C’est un rôle clé», confirme une source proche du dossier. Depuis l’arrivée à la présidence de Cesare Geronzi en avril et la promotion de Giovanni Perissinotto, toujours épaulé par Sergio Balbinot chargé de l’international, le management est en train de totalement se redessiner. Un audit a été commandé au cabinet Boston Consulting Group afin d’évaluer l’efficacité du modèle de Generali.
«L’une des principales conclusions qui a émergé du rapport, c’est que la holding de Trieste doit avoir un rôle de contrôle plus fort. Dans ce contexte est apparue souhaitable une sectorisation pour certaine zones territoriales avec un manager local, ainsi qu’un management renforcé au niveau du groupe», poursuit la même source.
En 2007, la compagnie s’était dotée pour la première fois d’un directeur financier (CFO) en nommant à ce poste Raffaele Agrusti. Avec l’arrivée du country manager Paolo Vagnone, ne manquent plus que deux pièces au puzzle: un Chief Risk Officer pour évaluer les risques notamment en prévision de Solvabilité 2 et un responsable des investissements (CIO). Serait pressenti pour ce rôle l’actuel PDG de la société de gestion d’actifs du groupe, Generali Investments, Philippe Setbon.
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