Generali bondit en Bourse après avoir fait le ménage dans ses comptes

L’assureur italien est plombé par des dépréciations d’actifs, mais son résultat opérationnel a progressé de 10,5% en 2012
Amélie Laurin

La Bourse de Milan a salué hier les résultats 2012 de Generali. Le cours du troisième assureur européen a connu sa plus forte hausse en sept mois et clôturé en progression de 9,35%. Les investisseurs ont apprécié le coup de balai passé sur les comptes, affectés par 1,7 milliard d’euros de dépréciations, dont 1,3 milliard au seul dernier trimestre. Generali a notamment déprécié sa participation dans Telecom Italia pour 148 millions d’euros, ses actifs immobiliers pour 56 millions et ses actifs disponibles à la vente pour 792 millions d’euros.

Ce grand ménage a entraîné une perte nette d’un milliard au dernier trimestre. Sur l’ensemble de l’exercice, Generali a réalisé un bénéfice de 90 millions d’euros, contre 856 millions en 2011. Le résultat opérationnel a en revanche augmenté de 10,5%, à 4,2 milliards d’euros. C’est mieux que les 4 milliards escomptés par le groupe.

Les profits de l’activité vie ont progressé de 9,7%, ceux de l’assurance dommages de 5,6%, tandis que les services financiers ont bondi de 21,8 %.

Le lion de Trieste a également porté ses fonds propres à 19,8 milliards (+28%) et son ratio de solvabilité à 150% (+ 33 points), mais il a maintenu son dividende à 0,2 euro par action.

«2012 a marqué le point de départ d’une transformation en profondeur de Generali, les résultats d’aujourd’hui sont un tournant dans l'évolution de notre groupe vers l’adoption des meilleures pratiques internationales», a déclaré Mario Greco, le directeur général. Arrivé en août dernier, il a présenté en janvier la nouvelle feuille de route de la compagnie, axée sur le renforcement du capital et des bénéfices via des baisses de coûts, la vente d’actifs non stratégiques et une stratégie offensive sur les marchés émergents.

Generali essaie notamment de vendre sa branche de réassurance vie aux Etats-Unis et sa banque privée suisse BSI. Selon Reuters, cette dernière a fait l’objet d’offres de la banque brésilienne Safra, de la chinoise ICBC et d’un tandem formé par l’espagnole Santander et le fonds américain Apollo. «Les ventes d’actifs se déroulent comme prévu, a simplement indiqué Mario Greco. Le processus est conforme au calendrier et nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre à temps notre objectif de 4 milliards d’euros de cessions».

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