Generali accélère sur la gestion d’actifs et l’immobilier
Solvabilité 2, qui va imposer de nouvelles exigences de capital aux assureurs à partir de 2012, est devenu un élément déterminant dans leur activité d’investissements. Comme en témoigne Generali, qui a dévoilé vendredi à Venise sa stratégie en matière de gestions d’actifs lors d’une journée investisseurs, la première du genre organisée par la compagnie.
Comme l’a expliqué le directeur général du groupe Giovanni Perissinotto, «Solvabilité 2 comporte un changement radical en terme d’organisation, de composition de produits et de gestion des actifs». Et de rappeler: «Nous sommes des investisseurs prudents et conservateurs, concentrés sur ce que l’on peut comprendre en cherchant de maintenir toujours une allocation des actifs équilibrée». De fait, Generali a indiqué vendredi que son exposition au Portugal, Irlande, Grèce et Espagne était limitée à 2 milliards d’euros nets et qu’il n’était pas exposé aux supbrime américains.
«Ce n’est peut-être pas très sexy, mais nous menons une activité à long terme et la stabilité nous a récompensé sur nos 200 ans d’histoire», a souligné le manager. Pour sa part, le directeur financier Raffaele Agrusti a affirmé que Generali «n’avait besoin d’aucune significative restructuration de ses capitaux, disposant d’une des plus fortes positions patrimoniales du secteur». La compagnie gère 473 milliards d’euros d’actifs (au 30 septembre), dont 331 milliards d’investissements propres, constitués principalement par des obligations (78,1%), des actions (8,1%) et des investissements immobiliers (7,1%).
Le groupe aimerait que cette part du patrimoine immobilier monte à 9% en faisant passer progressivement son portefeuille de 24,2 milliards d’euros à 30 milliards d’euros «à moyen terme, en cueillant les opportunités des marchés au niveau global», a-t-il précisé. L’objectif étant d’étendre son patrimoine immobilier, aujourd’hui concentré en Europe, vers les Etats-Unis devenus plus rentables et la Chine, où la compagnie s’oriente de plus en plus.
Du côté de la gestion d’actifs, c’est notamment en Chine que l’assureur compte se développer. A partir de 2011, il démarre avec la coentreprise qu’il a créée à Hong-Kong avec Guotai, l’un des rares gérants d’actifs du pays autorisé à gérer toutes les classes d’actifs, permettant aux Chinois d’investir à l’étranger. Generali, qui détient 30% des parts de Guotai souhaite y monter jusqu’à 50%.
Plus d'articles du même thème
-
Bercy ajoute le Vietnam à la liste des Etats non coopératifs en matière fiscale
A contrario, les Fidji, les Samoa et Trinité-et-Tobago quittent cette liste. -
Sassan Golshani et Quentin d'Everlange de Bellevue lancent leur propre structure
Les deux anciens de la plateforme dédiée aux marchés privés Peqan ont créé Stella dans le but d'accompagner des gérants de private equity dans la structuration de leur offre auprès d'une clientèle d'investisseurs particuliers. -
Les Etats-Unis et l’UE s’accordent pour réduire leur dépendance dans les minéraux critiques
Un protocole d’accord a été signé afin de coordonner les politiques commerciales et de sécuriser les approvisionnements. L’objectif est de s’émanciper de la domination chinoise sur la plupart de ces matières premières.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
Contenu de nos partenaires
-
Copier-CollerPFAS : à la traîne en matière de restrictions, le Royaume-Uni pourrait s’inspirer de la France
Il existe jusqu’à 1 500 sites au Royaume-Uni où des niveaux de PFAS supérieurs au maximum recommandé sont détectés -
BrainstormingLa France en quête de nouvelles recettes fiscales pour financer le prochain budget européen
Les Vingt-Sept tentent de résoudre la quadrature du cercle de la trajectoire financière pour la période 2028-2034 -
Langage« Dingue », « mabouls », « bordel »... Emmanuel Macron se lâche
Lors d'un déplacement en Ariège, le président de la République utilise les mots de la colère pour dire que la France a parfois besoin de ressortissants étrangers pour ses services publics