Fitch contraste les modèles de croissance de BNP Paribas et de la Société Générale
Une acquisition dans la banque de détail pour maintenir l’équilibre avec les activités de banque d’investissement. C’est le projet évoqué début octobre dans un entretien au Financial Times par le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot. Selon une étude semi-annuelle sur les banques françaises publiée lundi par Fitch, la banque de la rue d’Antin «ressort parmi les grandes banques françaises comme celle ayant atteint le plus grand équilibre dans les contributions des divisions aux revenus».
De fait, au premier semestre, les activités de banque de détail ont représenté 38% des revenus et celles de banque de financement et d’investissement (BFI) 29%. En ce qui concerne la Société Générale, l’écart atteint 19 points de pourcentage. Même si la BFI cède du terrain, son poids reste significatif pour BNP Paribas et la Société Générale. Celle-ci devrait rester de loin le premier pourvoyeur de profits de la banque de la Défense, autour de 40% des bénéfices nets consolidés. Une stratégie que Fitch juge «à haut risque».
En banque de détail, le marché domestique n’offre pas, estime Fitch, «des perspectives de croissance démesurément excitantes» mais procure l’avantage de se développer à un rythme régulier sur fond de morosité économique. Un marché dont dépendent fortement BPCE et le Crédit Mutuel Centre Est Europe, suivis par le Crédit Agricole.
A l’international, BNP Paribas se démarque également. «Aucune de ses divisions de banque de détail à l’international n’a subi de pertes au premier semestre et les contributions du Belux (Belgique, Luxembourg, ndlr) progressent», souligne l’étude. Fitch se montre plus circonspect à l’égard de la Société Générale, eu égard à la Russie où les résultats engrangés dernièrement ont été faibles malgré la bonne position occupée par Rosbank.
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