Exor frappe fort pour tenter d’emporter PartnerRe
Chose promise, chose due. Exor, la holding de la famille Agnelli, avait prévenu qu’elle ne renoncerait pas à son combat pour le rachat du réassureur bermudien PartnerRe, également convoité par Axis Capital Holdings. Le véhicule d’investissement a relevé mardi son offre de 5,8%, la portant à 137,50 dollars par titres. L’investisseur turinois a étayé son offre de 6,8 milliards de dollars en consolidant une participation de 9,32% au capital de PartnerRe.
Le PDG d’Exor, John Elkann, a tenu à mettre les choses au clair. «Notre offre est supérieure. Aller au-delà serait irresponsable pour nos actionnaires. C’est notre dernière et ultime offre», a-t-il martelé. La holding a pu se permettre cette rallonge après avoir conclu la vente de ses 75% au capital du groupe Cushman & Wakefield, spécialisé dans le conseil en immobilier de bureaux, commerces et locaux industriels, pour 2 milliards de dollars environ. Le 4 mai dernier, PartnerRe avait opposé une fin de non-recevoir à la première offre d’Exor (130 dollars par action), jugeant qu’elle le sous-valorisait et lui préférant le scénario d’un rapprochement avec son concurrent Axis. Une telle opération donnerait naissance au cinquième réassureur mondial en dommages. Afin de convaincre ses actionnaires, Partner Re leur a promis un dividende exceptionnel. Au total, la proposition entièrement en titres leur fait espérer 126 dollars par action, sur la base du cours de clôture du 1er mai.
Cela risque de ne pas être suffisant. Pour Charles Sebaski, analyste de BMO Capital Markets, l’offre révisée «semble être à un niveau qui sera très dur pour Axis d’atteindre d’assez près afin d’empêcher la victoire d’Exor». «Menés par Exor, le premier actionnaire de Partner Re (devant Vanguard et ses 7,97%, ndlr), les actionnaires pourraient tenter de contraindre le conseil à accepter ce qui se tient entre ses mains», renchérit Clifford Gallant, analyste de Nomura.
En vue de forcer la porte, Exor a proposé à PartnerRe de signer un accord de fusion qui puisse être exécuté dès l’abandon de la transaction avec Axis. Cette nouvelle offre «tient compte de résultats meilleurs qu’attendu» et de l’opposition du conseil d’administration à l’offre initiale, a encore ajouté John Elkann. PartnerRe et Axis n’avaient pas encore fait connaître leur réaction hier soir.
Plus d'articles du même thème
-
Goldman Sachs Private Wealth Management crée une direction régionale pour l'Europe
L'activité de gestion de fortune de la Banque nomme un trio composé de Jean-Baptiste-Douin, le dirigeant pour la France, Nadine Urseanu, la dirigeante pour l'Allemagne, et Alberto Cirillo, le dirigeant pour l'Italie. -
Gimv entre en négociations pour acquérir Cap Vert auprès d’Ambienta
Cap Vert est une société française spécialisée dans l'aménagement paysager d'espaces verts. Aucun montant n'a été divulgué. -
Le fonds de pension de BT perd 300 millions de livres dans Thames Water
Le BT Pension Scheme, régime de retraite britannique à prestations définies en phase d'extinction avec 31 milliards de livres d'actifs sous gestion, a confirmé le 22 juin une perte liée à son investissement dans le gestionnaire de réseaux d'eau en difficulté.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
Contenu de nos partenaires
-
Tri sélectifViolences sexuelles : pourquoi « la loi intégrale » ne sera pas intégrale
Sous pression depuis l’affaire Lyhanna, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis un texte pour octobre -
AdaptationCanicule : comment Keolis cherche à « s'inspirer du réseau ferré de Boston »
Les réseaux de transports français n'ont pas été conçus pour les événements climatiques extrêmes qui deviennent une nouvelle normalité. Cela n'empêche pas de les prévoir et de limiter la casse -
Affaire Lyhanna : l’enquête qui vise Jérôme Barella élargie aux qualifications de meurtre et de viol sur mineur
Selon le parquet d’Agen, qui s’exprimait mercredi 24 juin, l’autopsie n’a pas été en mesure de déterminer « avec certitude » la cause de la mort de la jeune fille de 11 ans. Des examens complémentaires sont en cours