Dexia concède une perte annuelle nette de 2,9 milliards d’euros
Dexia a indiqué ce jeudi matin avoir accusé une deuxième perte annuelle consécutive imputable à des pertes subies sur des cessions et à une hausse de ses coûts de financement.
La banque, détenue à 96% par la France et la Belgique après son sauvetage financé par l’argent des contribuables, a annoncé une perte nette de 2,9 milliards d’euros après une perte de 11,6 milliards en 2011.
L’administrateur-délégué Karel De Boeck indique tout de même que «les résultats de l’année 2012 traduisent l’avancée du plan de résolution». Le dirigeant souligne qu’«en particulier, la cession de la majeure partie des entités opérationnelles du groupe a pesé sur sa rentabilité, alors que le coût de financement sur l’année est resté très élevé, dans l’attente de la mise en place d’un schéma de financement pérenne». Le président du conseil d’administration Robert de Metz veut croire qu’«au début de 2013, le groupe présente un nouveau visage».
La banque précise qu’à fin 2012, les financements reçus dans le cadre des opérations de politique monétaire de la BCE, incluant les opérations de LTRO, s’élèvent à 50 milliards d’euros, 18 milliards de plus qu’à fin 2011. La participation du groupe à la deuxième opération de LTRO à 3 ans lancée par la BCE a eu selon Dexia un impact positif sur son profil de financement en lui permettant de réduire son besoin de liquidité à court terme et d’allonger la durée de vie de ses financements.
Au 31 décembre 2012, le total du bilan consolidé du groupe Dexia s'élève à 357 milliards d’euros, en baisse de 56 milliards sur un an et de 54 milliards sur le second semestre. Le programme de cessions n’est pas achevé. Dexia souligne queconformément aux engagements pris dans le cadre de son plan de résolution ordonnée, la mise en œuvre de la cession de sa participation dans Popular Banca Privada notamment se poursuit. Dexia procèdera également à la cession ou à la mise en gestion extinctive de Sofaxis, Dexia Bail Régions, Dexia Bail, Dexia LLD et Dexia Flobail.
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