Dexia avance dans son démantèlement

Alors que la cession de DenizBank à Sberbank a été conclue, Dexia va supprimer 312 postes en France
Antoine Landrot
Alors que la cession de DenizBank a été conclue, Dexia va supprimer 312 poste en France. Source photo: Deniz Bank
Alors que la cession de DenizBank a été conclue, Dexia va supprimer 312 poste en France. Source photo: Deniz Bank  - 

Comme pressenti, l’établissement franco-belge a annoncé vendredi la finalisation de la vente de sa filiale turque DenizBank au russe Sberbank. Clore la transaction avant la fin du mois était important: Dexia aurait pu se retrouver sous le ratio de solvabilité minimum de 8% exigé par l’Autorité bancaire européenne.

Dexia pourrait récolter jusqu’à 3,02 milliards d’euros. Sberbank va dans un premier temps lui verser 6,47 milliards de livres turques, soit 2,79 milliards d’euros. D’ici à la fin de l’année, le groupe russe apportera un complément de prix – jusqu’à 433 millions de livres. La valeur de ce reliquat dépendra de l’évolution de l’actif net de DenizBank entre le 1er janvier 2012 et la clôture de l’opération. S’ajoutera pour finir le résultat de la couverture de change.

«Sur cette même base, cette cession générera une perte de 744 millions d’euros au troisième trimestre, en raison de la prise en compte des écarts de conversion comptabilisés en gains ou pertes latents ou reportés», indique le groupe. Mais elle aura un effet positif de 638 millions sur son capital réglementaire tier one et Core tier one, soit 300 et 310 points de base. Car la cession réduira ses risques pondérés de 21,6 milliards d’euros et son bilan de 18 milliards. «Le produit de la vente sera utilisé pour continuer à réduire l’exposition de Belfius [ex-Dexia Banque Belgique, nationalisée il y a un an, ndlr] sur le groupe Dexia», ajoute le communiqué. Par ailleurs, Dexia a annoncé que la cession de sa filiale luxembourgeoise BIL à Precision Capital interviendrait «dans les prochains jours».

Côté français, les choses progressent aussi. Dexia a fait un point sur les discussions relatives à la création de la future banque du secteur public français – qui sera contrôlée par la Caisse des dépôts (CDC) et la Banque Postale (LBP) – et de sa structure de refinancement, provisoirement baptisée «Nouvel établissement de crédit» (NEC). Les protagonistes envisagent de transférer les outils et systèmes de Dexia Municipal Agency, filiale de refinancement de Dexia, vers NEC, qui serait pourvue de 376 postes.

Ce transfert provoquerait la suppression de 312 postes en France au sein du groupe Dexia et le rapprochement de l’organisation centrale et de la filiale française DCL. Potentiellement, 235 salariés pourraient être reclassés au sein du groupe, tandis que le reste bénéficierait d’une priorité de recrutement au sein de NEC.

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