Des éléments non opérationnels ont pesé sur les comptes de Natixis au premier trimestre
Trois facteurs de caractère non opérationnel ont affecté Natixis au premier trimestre: la réévaluation de la dette senior propre (202 millions d’euros), la dépréciation portée à 78% sur les expositions à la dette souveraine grecque (19 millions d’euros), ainsi qu’un accord de commutation signé avec MBIA (48 millions d’euros). Au total, la charge s'élève à 252 millions d’euros avant impôt et à 155 millions d’euros après impôt. Compte tenu de ces éléments, le résultat net ressort à 185 millions d’euros, en baisse de 55% sur un an.
D’un point de vue opérationnel, la filiale de BPCE estime avoir fait preuve de «dynamisme commercial» dans ses trois métiers cœur (BFI, épargne, services financiers spécialisés) «dans un environnement de marché moins agité». Le produit net bancaire de ces métiers s'élève à 1,55 milliard d’euros, en hausse de 9% par rapport au dernier trimestre de 2011 mais en recul de 3% comparé à la base «élevée» du premier trimestre de l’an dernier. Natixis souligne que l’impact négatif «de l’opération P3CI (visant à réduire les actifs pondérés en risque de Natixis, ndlr) en résultat avant impôt au premier trimestre se monte à 64 millions d’euros (comptabilisés en PNB).»
Les revenus de la BFI se chiffrent à 760 millions d’euros, soit un bond de 24% par rapport au trimestre précédent, «malgré la poursuite du plan de réduction de la consommation des ressources rares (capital et liquidité)». La banque a cédé au premier trimestre pour 1,6 milliard d’euros d’actifs dans la BFI et la GAPC (gestion active des portefeuilles cantonnés). Natixis a également engagé la réduction de la voilure pour certaines activités, notamment au sein de Natixis Commodity Markets, son courtier en matières premières.
Du côté de la maison mère, BPCE, le résultat net s’inscrit à 665 millions d’euros au premier trimestre, en repli de 32,5%. Le groupe bancaire a notamment déprécié à hauteur de 108 millions d’euros la participation d’un peu moins de 10% qu’il possède dans Banca Carige. Une participation que le président du directoire, François Pérol, a qualifié de «non stratégique». Enfin, le profil de solvabilité a été renforcé. Le ratio core tier 1 en Bâle 2.5 atteignait 9,5% à la fin mars, soit un gain de 40 points de base par rapport à la fin de l’année. Le groupe a confirmé son objectif de dépasser un ratio Bâle 3 sans mesures transitoires de 9 % en 2013.
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