Credit Suisse promet de distribuer 50% de ses profits
A l’occasion d’une journée investisseurs, la banque suisse a annoncé jeudi son intention d’améliorer le retour aux actionnaires, alors que son directeur général Tidjane Thiam pense boucler la restructuration du groupe en 2018. «Nous souhaitons (...) augmenter la rémunération des actionnaires et prévoyons de leur distribuer 50% du résultat net essentiellement sous forme de rachats d’actions et de dividendes exceptionnels», a expliqué Credit Suisse dans un communiqué.
Le groupe dit désormais tabler sur une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE) comprise entre 10% et 11% en 2019, puis entre 11% et 12% en 2020, pour un ratio de solvabilité CET1 de 12,5%. Le rendement des fonds propres a atteint 4,1% sur les neuf premiers mois de l’année.
La banque vise une base de coût située entre 16,5 milliards et 17 milliards de francs suisses (14,1 à 14,5 milliards d’euros) en 2019 et 2020, contre un objectif 2018 d’une base de coût inférieure à 17 milliards. Les travaux sur son architecture informatique et le développement de l’automatisation devraient lui faire économiser de 600 à 800 millions de francs à compter de 2019.
Enfin, Credit Suisse a confirmé les objectifs 2018 de la plupart de ses grandes divisions. En revanche, la banque s’attend à dégager au quatrième trimestre dans ses activités de marché en Asie «une perte ajustée avant impôt globalement en ligne avec le niveau du quatrième trimestre 2016».
Plus d'articles du même thème
-
La BRI se penche sur les bonus bancaires et suggère des malus
L'analyse des perturbations de 2023 et les faillites du Credit Suisse et de la Silicon Valley Bank montrent que tous les enseignements de la crise de 2008 n'ont pas été tirés, estime une note de la Banque des règlements internationaux. -
BGC déploie l’intelligence artificielle au cœur du courtage
Là où une équipe de dix brokers contacte une centaine de contreparties, l'IA développée par BGC peut en solliciter des milliers simultanément. Le baptême du feu a été réussi avec une première transaction réalisée sur le marché des options suisses. -
La taxe sur les transactions financières rate ses objectifs
La taxe sur les transactions financières (TTF) instaurée en France en 2012 n’aurait pas eu les effets escomptés en termes de réduction de l’instabilité des marchés financiers malgré une certaine rentabilité budgétaire avec 2,5 milliards d’euros de recettes en 2025, indique un rapport de la Cour des comptes.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
Richard Mille fête l’élégance automobile à Chantilly
Organisé à Chantilly en septembre tous les deux ans, Arts & Elégance réunit une population sensible à la chose mécanique. Une aubaine pour l’horloger contemporain Richard Mille, partenaire de ce concours d’élégance haut de gamme. -
La Fabrique de l'OpinionChristophe Périllat, patron de Valeo : « Le made in Europe n’est pas du protectionnisme, c’est de la souveraineté »
Face à la concurrence chinoise, le directeur général de l'équipementier automobile salue l'évolution de Bruxelles et mise sur la reconversion technologique de son groupe pour préserver l'emploi -
IdentitésPrésidentielle : Zemmour vote Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon est l'adversaire que l'extrême droite peut le plus espérer au second tour, tant il concentre sur lui le rejet d'une partie de l'électorat. Chaque polémique qui le remet au centre du jeu resserre ce duel