Crédit Agricole SA refuse toute transaction avec Bruxelles concernant l’Euribor
Le groupe Crédit Agricole se déclare serein face aux investigations des autorités européennes concernant la manipulation présumée des taux interbancaires qui s’étend à de nombreuses banques internationales. Concernant l’Euribor, il refuse toute idée d’une transaction avec Bruxelles car ceci «constituerait une reconnaissance de responsabilité qui n’a pas lieu d’être», souligne le directeur général Jean-Paul Chifflet. A propos du Libor, la banque collabore aux enquêtes ouvertes «sans qu’on lui ait opposé aucun grief».
Dans ce contexte difficile pour le secteur, les résultats trimestriels du groupe Crédit Agricole publiés ce matin reflètent «la poursuite du renforcement du bilan et du remodelage de notre groupe», estime Jean-Paul Chifflet. La bonne résistance de l’ensemble des activités s’est traduite par un résultat avant impôt en progression de 2% en rythme annuel, après retraitement des réévaluations de dettes liées au risque de crédit propre, des couvertures de prêts et des opérations spécifiques. En termes de solvabilité, le ratio core tier 1 du groupe s’établit à 11,9% au 30 septembre 2013, en hausse de 65 points de base par rapport au 30 juin 2013. Son ratio common equity tier 1 (CET1) full Bâle 3 atteint 10,5% contre 10% un trimestre plus tôt, avec un objectif de 13% fixé à fin 2015.
Outre une évolution positive de l’activité de banque de proximité en France, les résultats de Crédit Agricole SA témoignent de l’impact limité de la baisse des activités de marché et de la dynamique de son programme «Must» de baisse des charges ; sur un objectif d’économies de 320 millions d’euros fixé pour l’année 2013, plus de 87% a déjà été réalisé à fin septembre. In fine, le résultat avant impôt de 943 millions d’euros est resté stable par rapport à celui de l’an dernier à la même époque.
La cession à Société Générale de la participation de Crédit Agricole CIB dans Newedge, leur filiale commune dans le courtage, devrait rapporter à la banque verte 275 millions d’euros, tandis que Crédit Agricole SA paiera 337,5 millions d’euros pour passer de 75% à 80% dans Amundi, leur filiale commune de gestion d’actifs. La banque souligne que ces opérations auront un effet favorable sur le ratio CET1 de Crédit Agricole SA. A l’horizon 2015, cette entité devrait afficher sous Bâle 3 un ratio CET1 supérieur à 9,5%, contre un niveau proche de 8% attendu au 1er janvier 2014.
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