Crédit Agricole SA allège son bilan pour le calcul du ratio de levier
L’acte délégué publié par Bruxelles en octobre permet à l’organe central de gommer l’impact de ses flux de trésorerie vers les caisses régionales du groupe.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Le Crédit Agricole n’aura pas trop à se plaindre des propositions de Bruxelles sur le ratio de levier. On savait déjà que l’acte délégué publié en octobre par la Commission européenne permettait aux banques françaises de neutraliser dans leur bilan l’impact de l’épargne réglementée (Livret A) centralisée à la Caisse des dépôts.
Sous réserve de l’accord définitif de la BCE, le texte européen va aussi permettre à la banque verte d’améliorer davantage encore le ratio de levier de Crédit Agricole SA en gommant l’impact des flux de liquidités internes au groupe.
Le mécanisme est connu en interne sous le nom d’«avance miroir». A l’origine, 85% de l’épargne collectée par les caisses régionales était remontée vers l’organe central (la CNCA d’abord, puis CASA), qui la leur prêtait à nouveau aux mêmes durées et taux. Depuis la cotation en 2001, cette proportion est de 50%.
A l’échelle du bilan du groupe Crédit Agricole, point d’attention des superviseurs bancaires, les «avances miroirs» n’ont bien sûr aucun effet. Mais elles gonflent artificiellement le bilan de Crédit Agricole SA. Ce dernier s’en trouve affecté à deux niveaux: le ratio de levier, qui rapporte les fonds propres au total de bilan, et le ratio de solvabilité, fondé sur les actifs pondérés par le risque, puisque CASA doit calculer une exposition au risque de contrepartie «caisses régionales». Au sein de la banque verte, on considère que ces flux n’ont pas à consommer du capital puisqu’ils ne sont pas porteurs de risque. Sur un total de bilan consolidé de CASA de 1.537 milliards d’euros fin 2013, les opérations intragroupes, qui recouvrent notamment les avances aux caisses régionales, atteignaient 275 milliards d’euros. L’organe central ne communique pas son ratio de levier.
Ironie de l’histoire, la neutralisation des «avances miroirs» constituait l’un des avantages attendus de la réforme de la gouvernance du groupe. Ce chantier consistait à transférer les fonctions d’organe central, et donc la gestion de la trésorerie centralisée, de CASA vers une structure de tête détenue à 100% par les caisses régionales.
Les complications financières, juridiques et fiscales du projet, en pleine mise en œuvre de la supervision bancaire unique à la BCE, font que le dossier est reporté au minimum jusqu’au départ de Jean-Paul Chifflet, le DG de CASA, au printemps 2015. Bruxelles aura au moins permis au groupe d’avancer sur le volet «ratio de levier» du projet.
Six des dix gérants de growth les plus performants sont basés hors des États-Unis, selon le dernier classement HEC Paris-Dow Jones. L’australien Quadrant Private Equity et le brésilien Oria Capital occupent les premières places du podium.
Les statistiques sur trois mois à fin mai apparaissent très bonnes avec un PIB en progression de 0,7%. Mais cette croissance semble surtout tirée par les services liés à l’IA et la construction et pourrait fléchir à partir de l’été.
Le duo officiait depuis 2013 en tant que directeurs adjoints de la banque privée. Ils sont désormais directeurs de la banque privée et reportent à Renzo Evangelista, président du directoire.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
SERIE (1/28). A la demande de l'Opinion, la psychologue, spécialiste de l'enfance et de l'adolescence, se glisse dans la peau du locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions.
Le propriétaire de la plateforme X estime que la candidate du Rassemblement national est le « dernier espoir » de la France, soulevant l’indignation et l’inquiétude de la classe politique nationale
Puisque le syndicat des sortants attalo-macronistes a cru intelligent de s’acoquiner avec les gauches mélenchonisées entre les deux tours des législatives de 2024 afin de « faire barrage » à un gouvernement Bardella, celui-ci n’a pas été formé, de sorte qu’il n’a pas eu l’occasion de démontrer ses insuffisances : l’hypothèque n’a pas été levée