Cofinoga redresse la barre pendant que ses actionnaires se déchirent

BNP Paribas et les Galeries Lafayette n’ont pas encore trouvé d’accord sur le prix de la filiale, qui est revenue dans le vert au premier semestre
Alexandre Garabedian

Il y a un an, les Galeries Lafayette annonçaient leur intention de vendre leur part de 50% dans Laser Cofinoga à BNP Paribas, l’autre actionnaire du spécialiste du crédit renouvelable. La fin d’un long partenariat capitalistique qui avait culminé en 2005 lorsque la banque avait joué les chevaliers blancs de la famille Moulin face au Crédit Mutuel et était montée à 50% chez Cofinoga. Mais depuis, c’est le silence radio. Les deux anciens alliés sont à couteaux tirés sur le prix de l’option de vente qui avait été accordée aux Galeries Lafayette et sur le contenu du partenariat commercial qui doit continuer à lier l’enseigne de distribution au prêteur spécialisé.

La valorisation de Laser Cofinoga a été compliquée par les deux exercices pénibles que la société vient de traverser. En 2011, elle avait enregistré une perte opérationnelle supérieure à 200 millions d’euros, une perte nette de 167 millions, et lancé un plan de restructuration prévoyant 433 suppressions de postes sur un effectif de 2.500 collaborateurs en France. En 2012, le prêteur a dégagé une exploitation tout juste positive mais accusé une perte nette de 114 millions. En cause, un nouvel exercice de restructuration marqué par l’arrêt des activités en Espagne, des dépréciations de survaleurs aux Pays-Bas, et une contraction des revenus en France.

Le premier semestre 2013 marque un retournement, selon les comptes publiés par Laser Cofinoga sur son site internet. Malgré un produit net bancaire et des encours en baisse respective de 4,5% (à 444 millions) et de 1,8% à 10,7 milliards, le spécialiste du crédit à la consommation a dégagé un résultat d’exploitation après coût du risque de 57 millions au 30 juin. Le résultat net atteint 44,4 millions.

En 2005, l’OPA sur les Galeries Lafayette avait valorisé Cofinoga à environ 2,2 milliards d’euros. La filiale, qui affiche un peu plus d’un milliard d’euros de fonds propres, vaut aujourd’hui nettement moins. Pour se départager, BNP Paribas et l’enseigne de distribution ont finalement accepté cet été de désigner une commission de trois experts: Barclays pour le premier, Rothschild pour le second, et Deutsche Bank en indépendant. Laser Cofinoga et la banque de la rue d’Antin ne faisaient hier aucun commentaire.

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