Citigroup rassure les investisseurs
Comme JPMorgan mercredi dernier, Citigroup a dégagé un bénéfice net supérieur aux prévisions des analystes au troisième trimestre. Il atteint 2,17 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros), alors que le consensus Thomson Reuters se situait légèrement en dessous de 1,9 milliard, quand celui de Bloomberg n’atteignait que 1,55 milliard. Un an plus tôt, la banque américaine avait affiché un modeste bénéfice net de 101 millions. Mais contrairement à JPMorgan, la nouvelle a été saluée en fanfare par la Bourse, le titre s’appréciant de plus de 4% une bonne partie de la séance.
Pourtant, Citigroup ne fait pas l’économie d’un certain nombre d’interrogations. L’amélioration de sa rentabilité tient en grande partie à un recul de 3,1 milliards de ses provisions pour créances douteuses au troisième trimestre, qui représentent 5,9 milliards. Par rapport au deuxième trimestre, le recul atteint 11%. En outre, la banque a réduit de 4% ses pertes nettes sur les créances douteuses sur un an (à 7,7 milliards). Citi Holdings, la division créée pendant la crise pour réunir les actifs devant être cédés, réduit également ses pertes (de 7,4 à 4,6 milliards de dollars).
Mais l’activité, elle, reste convalescente. Porté par l’Amérique latine (+7%), le produit net bancaire (PNB), à 20,7 milliards d’euros, n’a progressé que de 2% sur un an et recule de 6% par rapport au deuxième trimestre et de 18% par rapport au premier. Citigroup explique que son revenu a souffert d’une chute de son activité de trading et de pertes sur des couvertures de dérivés de crédit (CDS). Le pôle de banque de financement et d’investissement (Securities and Banking) a vu son PNB reculer de 6% (à 5,6 milliards).
Après déduction du montant de provisions pour pertes sur crédit, le montant des encours de prêts aux particuliers de Citigroup a, lui, reculé de 5,5% en raison de la baisse de la demande. Si le titre a rattrapé une patie du terrain perdu ces derniers jours, les nuages sont loin de s’être dissipés à l’horizon pour la troisième banque américaine par les actifs.
Concernant la gestion des saisies immobilières, sujet qui défraie la chronique aux Etats-Unis, Vikram Pandit, le directeur général de la banque, s’est voulu rassurant. Aucune provision n’a été constituée pour couvrir d’éventuels litiges – contrairement à JPMorgan – ce qui a semble-t-il rassuré les investisseurs.
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