Cetelem ajoute le canal bancaire à son dispositif commercial en Espagne
Cetelem ajoute une corde à son arc en Espagne. La filiale de crédit à la consommation de BNP Paribas a annoncé hier la signature d’un accord de distribution avec BCC, la holding de tête de Cajamar, qui regroupe des caisses d’épargne de la région de Valence. Elle pourra désormais commercialiser ses prêts personnels et ses crédits renouvelables (avec ou sans carte) à travers les 1.300 agences de la banque espagnole.
Pour matérialiser leur accord, les deux partenaires ont créé une société commune, détenue à 51% par Cetelem, qui en désignera le directeur général. Les termes financiers du partenariat ne sont pas dévoilés. La Société Générale a conseillé BCC.
«Sur nos principaux marchés, notre objectif est de disposer des quatre canaux de commercialisation: les partenariats dans la distribution, l’automobile et la banque ainsi que la commercialisation de crédits en direct, le tout avec une composante de plus en plus digitale. L’Espagne est une géographie où nous manquait le canal de distribution bancaire», explique Alain Van Groenendael, directeur général délégué de BNP Paribas Personal Finance. Le groupe, qui ne communique pas d’objectifs chiffrés, peut espérer que le canal bancaire atteigne d’ici à cinq ans le même poids que les trois autres.
Présent depuis 1988 dans le pays, Cetelem y compte 1.200 collaborateurs et 2,5 millions de clients, dont 250.000 nouveaux en 2014. Il y a noué plusieurs partenariats commerciaux avec des groupes tels que Carrefour, un allié historique, ou Apple, ainsi qu’avec des constructeurs comme Opel ou Volvo. Cetelem est aussi présent dans la vente directe par internet. Sa part de marché du crédit à la consommation en Espagne, tous acteurs confondus, atteint près de 6%. Mais ses encours ont baissé avec la récession violente que le pays a connue depuis 2007. De 100 milliards d’euros à l’époque, le marché espagnol a fondu à 60 milliards.
Cetelem continue pour autant à croire en l’Europe du Sud, comme le montre cet accord, qui succède à un partenariat du même type signé en juin 2014 avec la Poste portugaise. «Le marché du crédit à la consommation espagnol a beaucoup souffert depuis 2007, mais l’on constate une petite reprise de l’activité. Notre coût du risque est aujourd’hui très bon, car les équipes ont beaucoup travaillé depuis le début de la crise à l’amélioration de la qualité des systèmes d’octroi de crédits», assure Alain Van Groenendael.
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